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Portrait – Jules Bosco Bezaka, médecin photographe

Entre photographie et médecine, Jules Bosco son équilibre.

Entre la photographie et la médecine, le cœur de Jules Bosco balance. Il concilie ces deux passions pour lutter contre le coronavirus.

Jules Bosco Bezaka porte deux casquettes. Photographe professionnel et médecin, il exerce de façon libérale ces deux disciplines. La photographie le suit tout au long de sa vie universitaire et professionnelle. Il a commencé à pratiquer principalement le métier de photographe depuis l’année 2014. Mi scientifique et mi littéraire, il a été proposé aux options mathématiques et physiques par ses professeurs titulaires. Mais à leur surprise, il a décidé de s’inscrire en classe de terminale série D, car il voulait apprendre la médecine. « Je pense que je pourrais mieux aider les gens en les soignants plutôt qu’en approfondissant les mathé­matiques ou la physique », raconte-t-il.

Sensibilisation

En tant que médecin et citoyen, plus qu’artiste, Jules Bosco Bezaka a une bonne façon parmi tant d’autres pour sensibiliser et éduquer les gens à faire comprendre l’utilité du confinement. Il revient justement d’une communauté rurale. « On leur a appris qu’il y a le barika des humains. Le barika ou la peste aviaire, ou encore la maladie de New Castle est due au virus influenza. Très contagieuse et mortelle chez l’espèce poule, cette maladie nécessite la quarantaine et l’isolement pour arrêter l’épidémie. Et les gens savent bien comment ça se transmet entre les volailles d’un village ou à travers une zone géographique. Ils savent aussi que la seule façon de sauver leur volaille est de les isoler de celles qui sont déjà contaminées. Et ils peuvent comprendre que l’épidémie actuelle est du même genre mais plutôt chez les humains », schématise-t-il.

En ces temps de confinement, il applique le service minimum comme tout le monde. « J’essaye de recevoir le minimum de malade dans mon cabinet dans le respect des consignes comme éviter autant que possible tout contact. Toutes les activités photographiques planifiées ont été annulées ou reportées. Ce moment de confinement serait une occasion de faire ressortir quelques séries que j’ai déjà commencées mais que je n’avais pas pu achever », explique-t-il.