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Fléau – La lutte contre la corruption a du chemin à faire

Sahondra Rabenarivo, présidente du CSI.

La perception de la corruption est encore élevée à Madagascar. Le terme est évoqué à tout moment, couvrant presque tous les secteurs : éducation, santé, justice, finances publiques, décentralisation et foncier, fonction publique, ressources naturelles. La corruption est généralisée malgré les efforts mis en œuvre par les parties prenantes. C’est le constat fait hier lors de la présentation de la mesure nationale de la corruption dans neuf secteurs prioritaires de la stratégie nationale de la lutte contre la corruption à l’hôtel Le Pavé Anataninarenina, par le comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI). L’Etat a beaucoup investi dans ce combat dédié à éradiquer la corruption. La réflexion des acteurs comprenant des institutions spécialisées, des membres de la société civile, des représentants de ministères a permis de soulever les maux qui entravent la mise en œuvre de la lutte contre la corruption hier.

Dans ce combat, peu importe la hauteur des investissements menés par le gouvernement et les partenaires, « la population attend des résultats concrets », explique Sahondra Rabe­narivo, présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI).

Le score obtenu, selon la qualification sur l’échelle internationale, ne s’est pas amélioré ces dernières années. Quinze ans après l’installation des institutions destinées à combattre la corruption, les résultats acquis sont peu convaincants. Plusieurs secteurs sont paralysés, de tas de doléances sont enregistrées. D’où viennent les défaillances?

Le manque d’interaction entrave le combat. La note obtenue par Madagascar est parfaite à évaluer sa conformité sur la mise en place de cadre juridique. Le score est impeccable par rapport aux critères internationaux. Or, les attentes sont plutôt focalisées sur les impacts directs de la lutte. « La population veut mesurer si la corruption a réellement diminué ou non », ajoute Sahondra Rabenarivo. La première responsable du CSI a illustré le cas de la ligne verte mise à la disposition des usagers pour recevoir les doléances. Or, « les données ne sont pas capitalisées, le nombre des appels n’est pas enregistré, aucune mesure ou sanction n’est prise sur la suite des cas énumérés ». C’est dans le but d’établir une vision bien précise sur la suite des actions que les résultats d’études sur les indices internationaux de gouvernance et corruption ont été présentés au public.

Le CSI, en tant qu’organe de coordination de la politique nationale pour la lutte contre la corruption, a constaté que des lacunes auraient été observées à l’échec des activités depuis ces quinze ans. D’après Sahondra Rabenarivo, sa présidente, la lutte contre la corruption devrait être affectée entièrement à la Justice. Cette démarche sera plus efficace et renforcera la répression. L’interaction de la poursuite au sein du système répressif et l’officier de police judiciaire souderont la stratégie. Les organes spécialisés dont le SAMIFIN et BIANCO puissent mener leur investigation.

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