Editorial

Ceni, Sénat, c’est non

Tout va très vite ces derniers jours. La semaine a débuté par la déclaration incendiaire de la Ceni qui a remis sur la table des dossiers électoraux déjà enfouis dans les profondeurs des souvenirs pour révéler que la liste électorale comportait des individus ayant le même numéro de la carte d’identité nationale. C’est le bouillant vice-président de la Ceni Thierry Rakotonarivo qui a allumé le feu sans réaliser qu’il s’est tiré une balle dans les jambes.

Le camp du pouvoir est consterné par le comportement de celui qui était jusque-là un vaillant serviteur, un fonctionnaire de bon aloi, un dynamique rapporteurs. On n’en croit pas ses yeux. Ce n’est pas possible. Si, les numéros identiques sont très possible moins par une volonté de tricher que par logique mathématique élémentaire. Les numéros identiques assimilés avec les doublons ont tout de suite attisé la colère des perdants des dernières élections. Après avoir annoncé sa volonté de reconquérir le pouvoir il y a une semaine, le TIM se voit offrir un cadeau providentiel. Le HVM trouve un motif inespéré pour gonfler le rang des opposants pour réclamer l’annulation de toutes les élections.

La riposte ne s’est pas fait attendre. Le fautif est vite harcelé de toutes parts accusé de déstabilisateur et de trublion. Après avoir essayé de se défendre, son chef a fini par l’envoyer au bûcher. De son côté le président du Sénat, numéro 2 du HVM se voit déplumer de toutes ses gardes militaires. On lui cherche des poux partout. Le contrôle aboutira à la perte de cinq armes disparues en 2006. Il est désormais averti. Son sort est écrit noir sur blanc sur ordonnance.

Résultat des courses, l’atmosphère politique est de nouveau tendue alors que l’on croyait la stabilité revenue après les élections. On se retrouve sur une pente dangereuse. L’escalade guette avec les conséquences que l’on devine. Les prix des marchandises accusent une nette hausse ces derniers jours à cause du coronavirus et la restriction des échanges commerciaux mais aussi avec l’application des nouvelles mesures de la loi de finances. On se trouve ainsi sur une poudrière. Toutes les décisions, tous les actes doivent être bien pesés. Un mot plus haut qu’un autre risque de tout faire sauter.

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