FILIÈRE VANILLE - L’État donne la parole aux exportateurs


Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation a recueilli les avis des exportateurs de vanille hier lors d’une réunion organisée au Novotel. Objectif : trouver des solutions pour débloquer la situation actuelle de la filière Un premier round encourageant. Voilà ce qui résume la réunion qui s’était tenue hier entre le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) et les exportateurs de vanille à Alarobia. Une occasion qui avait surtout permis aux opérateurs de s’exprimer, de donner leurs avis et de proposer des ébauches de solution pour relancer rapidement les exportations de vanille pour la campagne en cours qui durera encore jusqu’à la fin du mois de mai. Des indiscrétions parlent d’une « cohérence » entre la vision de l’État et celle des opérateurs durant la rencontre qui devra être suivie par d’autres dans les prochains jours. «C’est la première étape de la concertation qui a été réalisée ce lundi 6 février au Novotel. Le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation Edgard Razafindravahy a écouté à cette occasion les attentes et les problèmes rencontrés par les opérateurs », souligne un communiqué diffusé par le MICC à l’issue de la rencontre. Et le MICC entend aboutir très vite à des résolutions et des solutions concrètes à la suite de cette initiative. En attente d’acheteurs Selon toujours le communiqué, une réunion spéciale des membres du Conseil national de la vanille (CNV) devra immédiatement se tenir ce jour. Les propositions devront ensuite être soumises au gouvernement pour pouvoir avancer vers leur mise en oeuvre. «Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) et les opérateurs vont à nouveau se concerter autour d’une table ce mercredi », précise toujours le communiqué du MICC. En attendant, il a été indiqué hier que les exportateurs issus des trois régions à savoir Diana, Sava et Analanjirofo sont parmi les principaux concernés par les problèmes. Une quantité importante de vanille se trouve encore chez les producteurs et les petits collecteurs à l’heure actuelle en attente d’acheteurs. « Ces producteurs et ces collecteurs attendent qu’on achète leur vanille. Nous allons au plus vite voir avec les exportateurs et les acheteurs internationaux la manière d’arranger la situation », précise le MICC dans le communiqué.
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