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Catastrophe – Andry Rajoelina réconforte les sinistrés

Andry  Rajoelina  a  rendu  visite  aux  sinistrés  du  cyclone  Ana à  Tanjombato.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président de la République témoigne son soutien aux sinistrés suite au passage de Batsirai. Il se rendra dans les zones dévastées par le cyclone, ce jour.

L’État ne vous laissera pas tomber. Il va vous aider. Il est à vos côtés. C’est en ces mots que Andry Rajoelina, président de la République, conclut une publication sur sa page Facebook. Une publication faite hier, pour témoigner sa solidarité et réconforter les sinistrés suite au passage du cyclone Batsirai.

« Je suis de tout cœur avec mes compatriotes ayant perdu des membres de leurs familles et leurs habitations suite au passage destructeur du cyclone Batsirai. Je ressens votre chagrin et la douleur engendrée par ces pertes », soutient le chef de l’État sur Twitter. Il en appelle, également, à l’union sacrée, à la solidarité de tous les Malgaches, face à la détresse des compatriotes dans les zones dévastées par Batsirai. « Nous allons unir nos forces pour aider nos compatriotes sinistrés, pour reconstruire ensemble », ajoute-t-il.

Selon les informations, le Président se rendra dans la partie Sud-Est du pays, où la plupart des districts ont été ravagés par le cyclone afin de voir de visu la situation sur terrain et évaluer les dégâts. À s’en tenir aux échos rapportés par les différentes sources, un effort conséquent s’impose pour les aides d’urgence et la reconstruction. Le bilan provisoire publié, hier, à 18 heures 30 minutes, fait état de dix personnes décédées et plus de quarante trois mille personnes déplacées, dans cent quatre-vingt sites d’hébergement.

Le plus gros des dégâts est recensé dans les régions Vatovavy et Fitovinany. «Une image est apocalyptique », c’est ainsi qu’une source auprès du gouvernorat de Vatovavy, résume le désastre laissé par le passage de Batsirai. « Je n’ai jamais vu un cyclone aussi dévastateur de toute ma vie et j’ai 39 ans», témoigne Solofo­manana, un journaliste basé à Mananjary, durant une conversation téléphonique. La toiture de sa maison a été emportée par les rafales de Batsirai.

Coordination et fluidité des actions

« Ma femme et mes enfants dorment actuellement sous la table de la salle à manger. Moi, je dois rester éveillé et veiller sous la pluie diluvienne. La seule chose à faire c’est prier puisque je suis à bout de force. Mananjary est entièrement détruite », déplore le journaliste Solofomanana. Les différentes sources affirment que la ville de Mananjary et des localités rurales du district sont détruites à 95%. Pareillement, pour la ville de Nosy Varika et des villages de ce district.

Dans la région Vatovavy, toujours, même certains sites prévus pour héberger les sinistrés ont été saccagés. Les régions Fitovinany, des villes à Amoron’i Mania tel qu’Ambo­sitra, ou de la région Matsiatra Ambony, dont Fianarantsoa sont aussi fortement touchées par le passage du cyclone. Des décès sont recensés dans le district d’Ambalavao. Dans l’ensemble des collectivités dévastées par Batsirai, le s éta­blis­sements scolaires ont payé un lourd tribut, avec des toitures emportées par le vent, ou encore, des salles inondées.

Les infrastructures routières ne sont pas, non plus, épargnées. Douze points de coupure de route et quatorze ponts coupés sont dénombrés. Face à l’urgence et l’ampleur des dégâts, les autorités étatiques comptent déclencher rapidement les aides aux sinistrés et la reconstruction. Après une opération d’anticipation et pré-disposition, la semaine dernière, Christian Ntsay, Premier ministre, a conduit une réunion au Centre opérationnel conjoint du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), et des Forces de défense et de sécurité (FDS), sis au ministère de la Défense nationale, à Ampahibe, samedi soir. «

La coordination pour une fluidité d’action afin d’évi­ter que la situation soit gérée dans le chaos », est un point sur lequel a insisté le locataire de Mahazoarivo, qui préside le Conseil national de la gestion des risques et des catastrophes (CNGRC). Une coordination qui s’impose aux opérations d’aide et reconstruction locale et internationale. Une opération d’évaluation multisectorielle des dégâts sera déclenchée, aujourd’hui. Elle devra être faite rapidement. D’autant plus que les appuis internationaux en dépendent, en partie, également.

Outre les autorités nationales, la communauté internationale est, également, mobilisée. Comme indiqué durant un point de presse à Genève, vendredi, les Nations Unies prévoient un vol spécial, aujourd’hui, pour évaluer l’impact de Batsirai. Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations Unies s’est déjà envolé pour Mananjary, hier. Sur les réseaux sociaux, il a également publié un message de solidarité envers la population malgache, suite au passage du cyclone. Pareillement pour l’ambassade des Etats-Unis, sur sa page Facebook, ainsi que Yoshi Higuchi, ambassadeur du Japon, sur Twitter.

Dans le cadre du soutien d’urgence international, le Programme alimentaire mondial (PAM), a déjà prépositionné 50 000 tonnes d’aide alimentaire, dont la moitié à Manakara. « Le but est de pouvoir fournir rapidement une aide alimentaire d’urgence à dix mille personnes, soit deux mille ménages, pendant une dizaine de jours ». Selon les chiffres provisoires, près de neuf mille cinq cents familles sont déplacées. L’entité chargée de la protection civile et des aides humanitaires auprès de l’Union européenne ou ECHO, prépare, du reste, un pont humanitaire entre Nairobi et Antananarivo.

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