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Budget – Une loi de finances rectificative en gestation

Une vue du conseil des ministres du 29 janvier.

Chaque ministre aura 20 jours pour présenter au prochain conseil des ministres, un avant-projet de révision budgetaire de leur département.

Une vingtaine de jour. C’est le délai donné par Andry Rajoelina, président de la République, aux membres du gouvernement, pour préparer un avant-projet de révision du budget de leur département respectif. Ceci en vue de l’édification d’un projet de loi de finances rectificative.

L’information a été glissée dans le rapport du conseil des ministres de mercredi. Selon la missive partagée par la présidence de la République, les avant-projets de révision des budgets de chaque département ministériel devront être présentés durant le conseil des ministres du 26 février. L’Exécutif compte présenter un projet de loi de finances rectificatives durant la première session ordinaire du Parlement, qui démarrera le 5 mai.

Si le pouvoir exécutif se donne deux mois pour cogiter sur un projet de loi de finances rectificatives, chaque ministère ne dispose donc, que d’une vingtaine de jour. Ce sera une occasion pour l’équipe gouvernementale de démontrer qu’elle est à la hauteur des mots d’ordre affirmés durant sa présentation au palais d’état d’Iavoloha, le 29 janvier.

Compétence, efficacité, proactivité, ainsi que des résultats rapides, palpables, quantifiables et impactant directement sur la vie de la population sont requis de chaque élément du gouvernement. Le passage du nombre de portefeuilles ministériels de vingt-deux à vingt-quatre impose cette loi de finances rectificative.

Difficultés

Selon les informations, le Président de la République veut aussi, que le budget de chaque département reflète clairement les challenges fixés, particulièrement, les projets qui lui tiennent à cœur. Le but serait de faciliter le décaissement des fonds tout en respectant à la lettre l’orthodoxie financière.

Durant le premier conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale, le 29 janvier, Andry Rajoelina a, par exemple, requis le démarrage de la construction de nouveaux barrages hydrauliques le plus rapidement possible. Que l’édification des nouvelles universités soit accélérée, concrétisée. Que la construction de nouvelles villes et de nouvelles zones d’habitation soit mieux organisée et accélérée.

Le Chef de l’état s’est fixé comme défi et s’est engagé solennellement à faire de Madagascar un pays émergent à la fin de son quinquennat. Le bilan de la première année laisse toutefois, perplexe une partie de l’opinion publique. Avec le récent
remaniement, le président Rajoelina veut donner un coup de fouet à la concrétisation de ses « Velirano ».

Si confectionner un avant-projet de révision de budget pour les départements où les ministres sont des redoublants, d’autres pourraient avoir des difficultés, surtout les départements nouvellement créés. Le ministère de l’Eau, par exemple, auparavant rattaché à celui de l’énergie, cogite actuellement sur son organigramme. Pareillement, pour le vice-ministère chargé des nouvelles villes et de l’habitât dont le statut protocolaire et financier vis-à-vis du ministère de l’Aména­gement du territoire devra être clarifié.

En l’état actuel des choses, la question de l’organigramme et des attributions des portefeuilles ministériels devra être réglée au prochain conseil du gouvernement. La mise en place rapide d’une équipe solide à la direction financière des départements s’impose, également, afin de respecter le deadline présidentiel.