EMPLOIS AU CANADA - Un Marocain et une Mauricienne interpellés


Trente-cinq victimes d’arnaque pour partir au Canada se plaignent à la gendarmerie cette semaine. Un Marocain, une Mauricienne et deux Malgaches ont été arrêtés. Démasqués. Après avoir arnaqué en Turquie, Maurice, Afrique du Sud et en Algérie, deux fins escrocs ont été pris dans le filet de la section des recherches criminelles, selon son commandant, le colonel Tahina Ravelomanana, hier, dans son bureau à Fiadanana. Les principaux suspects sont un Marocain et une Mauricienne. Ils ont été interpellés avec deux Malgaches, leurs présumées complices. Un chapelet de plaintes a été reçu par la gendarmerie cette semaine. Au moins, trente-cinq victimes sont venues en déposer. Les agissements des personnes soupçonnées reposent sur une arnaque liée aux offres d’emploi au Canada. Au parquet Plusieurs intéressés se sont fait promettre d’y trouver de meilleures opportunités. Ils se sont facilement laissé berner. Ils ont d’abord versé aux femmes intermédiaires six cent mille ariary. Puis, ils ont payé aux soi-disant recruteurs près de un million deux cent mille à deux million trois cent mille ariary comme frais de dossier. Les travailleurs ont impatiemment attendu leur départ. Pourtant, les prétendus prospecteurs placiers les ont fuis le jour J. Ils tergiversent chaque fois que leurs victimes les téléphonent. Le mode opératoire des deux ressortissants étrangers est simple. «Ils sont entrés au pays avec un visa touristique. Ici, ils engagent des Malgaches pour cibler des demandeurs d’emploi. Après avoir soutiré de l’argent à leurs victimes, ils s’échappent et atermoient jusqu’à ce qu’ils quittent le territoire, comme ils l’ont fait dans les autres pays», explique l’officier supérieur de la section saisie de l’enquête. Les as de l’arnaque et l’Etat malgache ne se sont jamais convenus d’envoyer des compatriotes au Canada. Ils ont longtemps fait parler d’eux à l’étranger, mais nos gendarmes ont mis un terme à leurs activités délictueuses. Ils ont été transférés au parquet, hier. «Nous le rappelons, il vaut mieux consulter le ministère concerné lorsqu’on tombe sur des emplois à l’étranger car il existe des formalités. On ne peut pas partir juste comme ça, mais il y a des règles qui s’imposent», souligne le colonel Tahina Ravelomanana.
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