Economie

Investissement – Un lifting pour le décret Mecie cette année

Le DG de l’ONE annonce des modifications dans le décret MECIE

Le directeur général de l’Office national de l’environnement, Laurent Ampilahy, a indiqué que des consultations seraient menées cette année pour apporter des améliorations du décret MECIE.

Acceptation sociale. Les professionnels du secteur de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) ont eu vent depuis quelques semaines d’une retouche du décret MECIE ou mise en compatibilité des investissements avec l’environnement. Le directeur général de l’Office national de l’environnement Laurent Ampilahy, a confirmé en marge d’une conférence de presse hier, que des modifications seront effectivement apportées. Il a fait savoir que des consultations seront menées avec les parties prenantes dans quelques semaines sur la base d’un draft qui a été réalisé.

Un consultant en RSE voit d’un bon œil le lifting du texte estimant que les expériences ces dernières années ont montré qu’il faut un renforcement du volet social. D’après lui, le décret actuel est assez fourni dans le volet environnement mais néglige l’aspect social. « L’impact social des projets d’investissement n’est pas pris en compte. C’est la raison pour laquelle plusieurs projets en cours se heurtent à la population locale », estime-t-il. Le consultant va plus loin en évoquant l’acceptation sociale des investissements.

Démarche participative
Le texte actuel indique que « l’étude d’impact environnemental consiste en l’examen préalable des impacts potentiels prévisibles d’une activité donnée sur l’environnement ; elle devra mettre en œuvre toutes les connaissances scientifiques pour prévoir ces impacts et les ramener à un niveau acceptable pour assurer l’intégrité de l’environnement dans les limites des meilleures technologies disponibles à un coût économiquement viable. Le niveau d’acceptabilité est apprécié en particulier sur la base des politiques environnementales, des normes légales, des valeurs limites de rejets, des coûts sociaux, culturels et économiques, et des pertes en patrimoines ». D’après lui, pour qu’un projet prospère, il faut qu’il se fonde dans son environnement. « Les communautés locales font partie de cet environnement. L’aspect humain doit aller de pair avec l’aspect écologie », souligne-t-il en déplorant qu’on ne prenne pas assez de temps pour échanger avec les populations locales dans une démarche participative. Il est également d’avis que les retombées économiques au niveau local doivent être mises en avant.