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Dépouille dans un taxi – La police dévoile un assassinat monstrueux

L’odeur pestilentielle du cadavre a mis la puce à l’oreille à la foule.

L’homme dont le corps sans vie a été retrouvé dans un taxi intercepté à Andavamamba, le 2 janvier, a été victime d’un meurtre prémédité.

Des plus
barbares.
La brigade criminelle (BC) a finalement levé le voile sur ce qui s’est horriblement passé avant la découverte du corps d’un homme de 40 ans, dans un taxi, le 2 janvier, à Andavamamba. Quatre personnes, dont la compagne du défunt et le chauffeur, ont comparu devant le Parquet, hier, pour cette affaire. Actuellement, la police est à la trousse d’une dernière personne qui y est impliquée.

Ce quadragénaire avait été assassiné de façon très cruelle, le Nouvel An, à 7h du matin, à la maison de sa compagne à Andava­mamba. Cette dernière et ses trois coauteurs, dont celui toujours en cavale, ont fomenté cet acte pendant une semaine, d’après les informations judiciaires. Ce jour-là, ils ont fait venir chez la femme leur proie. Ils l’attendaient à la porte et l’ont frappée à coups de bois rond. Puis, ils lui ont injectée du formol et de l’acide lorsqu’elle se trouvait à terre. Après cela, ils l’ont emballée pour attendre son incinération prévue le lendemain, à Fenoarivo.

Menace de mort
Pour cette prochaine étape, le 2 janvier, les tueurs ont engagé un taxi travaillant à Fenoarivo pour venir récupérer le corps à Andava­mamba. Déposé dans la malle dont le conducteur ne se doute de rien, le cadavre a été dissimulé dans un sac en polypropylène tissé. Il a été décelé par la foule, à cause de son odeur puante.
« Avisés, les policiers de l’unité d’intervention rapide (UIR) et ceux du commissariat du quatrième arrondissement se sont rendus sur place. À ce moment-là, des gens étaient déjà en train d’arracher la dame du taxi. Du coup, elle et le chauffeur avec sa voiture ont dû être amenés à la BC. Sans tarder, la police scientifique et techni­que (PST) a été appelée à inspecter le colis. L’on s’est rendu compte que c’était une dépouille », raconte le chef du service central des affaires criminelles (SCAC), le commissaire de police René Roland Andriatianiaina.
Un jerrican contenant cinq litres d’essence a également été saisi à bord du véhicule.

« Nous avons effectué une perquisition chez la dame, mais n’avons rien trouvé de suspect. Le 3 janvier, nous avons arrêté deux hommes qui ont avoué avoir participé à l’assassinat à Alakamisy Fenoarivo. La reconstitution des faits est déjà terminée », relate l’officier principal de police Mamy Yvon Randrianasolo, chef de la BC1.
« Enfin, le quadragénaire et la femme étaient ensemble pendant huit ans, sans être mariés légalement. Ils ont une fille. L’homme aurait menacé sa compagne de mort si elle essaie de convoler avec une autre
personne. Or, elle en a déjà une. Notre enquête continue », précise l’officier.

C’est donc à cause de cet empêchement suivi de menace que la femme et ses coauteurs ont mis fin à la vie de cet individu dont le corps a failli être réduit en cendres.