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MALADIE VIRALE – Des virus costauds se propagent

Les médicaments doivent être prescrits par des médecins et achetés dans les pharmacies.

Des maladies virales sévères touchent des enfants et des adultes. Des centres de santé et des pharmacies de garde sont pris d’assaut.

Persistantes. Les files d’attente sont longues dans les centres de santé dans la ville d’Antananarivo. Parmi les malades qui y font la queue, certains sont déjà venus, il y a quelques jours. Ils y retournent, car, soit, leur état de santé n’a pas évolué, soit, ils ont été déjà guéris mais sont retombés malades. «La température de ma fille ne baisse pas. Le thermomètre affiche toujours 39°C, alors que je lui ai déjà administré des antipyrétiques.», lance une mère de famille, très inquiète par l’état de santé de son enfant, hier. Elle la ramène pour la deuxième fois dans ce même cabinet médical, en l’espace de trois jours. Chez un pédiatre d’un centre hospitalier à Antananarivo, des enfants qui ont été déjà traités et guéris, il y a deux semaines, reviennent, dans un état fébrile. «De nombreux virus circulent, en ce moment. Outre la Covid-19, il y a des virus de la grippe et de diarrhées virales», prévient ce pédiatre.
Ces virus seraient costauds. «Cette période est favorable à la propagation des virus. Toutes les infections virales sont persistantes», lance le Dr Domoina Rakotonoely, médecin d’un cabinet médical du centre-ville. Ce dernier a demandé des renforts à deux médecins, face à la forte hausse des consultations dans son cabinet. «Nos patients ont quadruplé, en ce mois de décembre. Certains souffrent de la maladie à coronavirus, d’autres de la grippe sévère, de la bronchiolite ou de la pneumonie. Ces maladies affectent aussi bien les enfants que les adultes», note-t-il. Mais les enfants sont les plus vulnérables, d’où la sévérité de la maladie chez eux. Le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé au sein du ministère de la Santé publique recommande à ses confrères de ne pas s’attarder sur le test de dépistage des enfants, et de commencer leur prise en charge, dès l’apparition des symptômes. «Lorsque la maladie est prise en charge à temps, il n’y a pas de risque de décès.», indique le Dr Domoina Rakotonoely.

Lieu propice

La propagation de ces épidémies a des répercussions sur l’enseignement. De nombreux élèves ne sont pas scolarisés. «Ma fille a souffert d’une maladie respiratoire, il y a deux semaines. Lorsqu’elle est retournée en classe, elle a présenté un problème de gastro-entérite et sa température a augmenté à 38°5. Maintenant, elle va mieux, mais je ne l’ai pas encore envoyé à l’école, j’ai peur qu’elle attrape un autre virus là-bas», témoigne une mère de famille. Des pédiatres affirment que l’école est le lieu propice de propagation des virus.
Face à cette épidémie de grippe sévère, le ministère de la Santé publique a repris la sensibilisation au respect des gestes barrières. Le port de masque doit être obligatoire, notamment, dans les lieux les plus fréquentés et les lieux fermés, pour éviter la propagation de ces maladies virales. Jusqu’ici, très peu respecte ces instructions.

2 commentaires

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  • vite vite boire du CVO , beaucoup de CVO, le remede miracle gasy qui guérit de tout !!!
    et en plus cela fera du bien à la trésorerie de la société qui la produit , au bord de la faillite (comme toute entreprise émanant de l’Etat)