Accueil » Faits divers » ANALALAVA – Rixes sanglantes entre natifs et migrants internes
Faits divers

ANALALAVA – Rixes sanglantes entre natifs et migrants internes

De pareils scénarios entre natifs et personnes déplacées ne sont pas rares  dans le Nord-Ouest.

Un village d’Analalava a été assailli aux lance-pierres par une horde de migrants originaires du Sud. Des relations de promiscuité ont mis le feu aux poudres.

Situation délétère à Mangoaka Marovataza, dans le district d’Analalava. Des différends de cohabitation ont viré en affrontement. En fin de semaine, lorsque la vive tension a atteint son summum, une horde d’individus originaires du Sud, principalement de la région Androy, se sont abattus sur le village. Les assaillants ont utilisé leurs lance-pierres, faisant ainsi de nombreux blessés. Très vite alerté sur la vague de violence en train de s’abattre, le député élu du district a prévenu la gendarmerie.
Dépêché par le groupement de la gendarmerie nationale de la région Sofia, un effectif renforcé a d’emblée quitté Antsohihy pour rejoindre Mangoaka Analalava. Entre-temps, les unités territoriales de proximité ont pris des dispositions à leurs niveaux respectifs, selon leurs moyens et les éléments opérationnels disponibles.
à l’arrivée de la gendarmerie, des auteurs de cette attaque sanglante ont été arrêtés. Ils ont été placés en garde à vue et des enquêtes ont été ouvertes. Il reviendra ensuite au tribunal de trancher sur leur sort. L’ordre public a été retrouvé tant bien que mal après l’intervention armée de la gendarmerie nationale. Afin d’instaurer une accalmie, les élus, ainsi que les autorités locales, dont le chef district en sa qualité de leader de l’Organe Mixte de Conception (OMC), la maire de Marovataza, ainsi que des notables se sont consertés.
Avant que les deux camps n’en viennent aux mains, des bruits selon lesquels un affrontement était à craindre couraient déjà.

Rapport de force

Ne pensant pas que l’impensable pouvait vraiment se produire, personne n’a semblé avoir pris la menace au sérieux. Le calme est revenu sur le village et les environs après que les autorités et les autres leaders d’opinion ont initié un rapprochement.
Les problèmes ont commencé à apparaître entre les deux camps lorsque le nombre de personnes migrantes originaires du Sud, venues habiter et travailler dans les zones environnantes, s’est très vite multiplié. Très vite, un rapport de force s’est installé avec les natifs.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter