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Procès Apollo-21 – Vingt-et-un accusés devant la barre

Paul  Rafanoharana  est  le  principal  accusé  de  l’affaire  Apollo-21

Le procès de l’affaire Apollo-21 démarre ce jour. Le dénouement de la tentative d’assassinat du président de la République pourrait être connu cette semaine.

Le procès de l’année. Les audiences qui démarrent ce jour, à la salle 4 du palais de justice d’Anosy, pourraient bien mériter ce qualificatif. Effectivement, il y aura bel et bien plus d’une audience pour le jugement de l’affaire Apollo-21, du fait qu’il y a vingt-et-un accusés qui vont se succéder devant la barre.

Après près de cinq mois d’enquête, d’instruction et de procédure judiciaires, le dossier portant sur la tentative d’assassinat de cinq hautes personnalités étatiques dont Andry Rajoelina, président de la République, notamment, sera finalement jugé. Dès hier, les autorités judiciaires ont pris leurs dispositions afin de s’assurer que toutes les personnes happées par le dossier soient présentes au procès.

Selon les informations, des ordonnances de prise de corps, ont été émises contre les treize individus ayant bénéficié de mise en liberté provisoire, ou de placement sous contrôle judiciaire. Ils sont treize accusés à avoir reçu une convocation pour se présenter à la maison centrale d’Antanimora, ou y avoir été conduits, hier. Ces derniers temps, en effet, l’absence aux procès impliquant des jugements par contumace semblent être un moyen pour certains d’échapper à la justice. Le parquet général de la Cour d’Appel d’Anta­nanarivo veut, visiblement, éviter que pareil scénario se joue dans l’affaire Apollo-21.

Le dossier sur la tentative d’assassinat du président de la République, entre autres, a été pris en main par le parquet général de la Cour d’Appel d’Antana­- narivo, dès les premières arrestations. C’est Berthine Razafiarivony, procureure générale, elle-même, qui a supervisé les enquêtes. Cette affaire a défrayé les chroniques lorsque le 20 juillet, les hommes de la brigade criminelle de la police ont procédé à une série d’arrestations simultanées.

Sous haute sécurité

Dans la liste des personnes appréhendées le 20 juillet, il y a Paul Rafanoharana, franco-malgache retraité de la gendarmerie française, et son épouse, ainsi que Philippe Marc François, ressortissant français retraité de l’armée française. Les anciens militaires sont considérés comme parmi les principaux accusés dans cette affaire. A entendre les interventions média­tiques des avocats du couple Rafanoharana, ils préparent une plaidoirie de haute volée.

Sur les vingt-et-un accusés, sept personnes sont en détention préventive depuis la comparution devant le parquet du Tribunal d’Antananarivo, le 4 et 5 août. Les deux anciens militaires, plus un autre coaccusé ont été placés à la maison de force de Tsiafahy. L’épouse de Paul Rafanoharana et une autre femme ont été conduites à la prison de Manja­kandriana. Un officier de la gendarmerie nationale et le général retraité Victor Rama­hatra, également, ancien Premier ministre de la deuxième République, sont les premiers locataires de la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika.

Parmi les treize personnes convoquées à la maison centrale d’Antanimora, hier, il y a cinq officiers généraux toujours en activité, un autre retraité, il y a aussi, des éléments du Groupement de sécurité et d’intervention spéciale (GSIS), de la gendarmerie nationale. Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la Répu­blique, figure, également, dans la liste des personnes qui ont comparu au parquet du tribunal d’Anosy, en août. Monseigneur Odon Razana­kolona, archevêque d’Anta­nanarivo, a également été auditionné par les juges, mais à son bureau à Andohalo.

Durant un point de presse, 1er août, la procureure Razafiarivony a indiqué que l’instruction judiciaire ouverte sur l’affaire Apollo-21 a porté sur une atteinte à la sûreté de l’État et tentative de neutralisation de personnalités étatiques. Elle a, également, ajouté que la finalité du projet était de renverser le gouvernement actuel et prendre le pouvoir. Ces mots de la magistrate donnent une idée des chefs d’inculpation qui seront invoqués contre les principaux accusés durant le procès.

L’ouverture du procès sur l’affaire Apollo permettra de connaître les éléments collectés durant les enquêtes et l’instruction, au-delà des déclarations du parquet général, des sources avisées et des avocats de la défense. Une autre animation pourrait, également, se jouer à l’extérieur du tribunal, puisque les audiences se tiendront sous haute sécurité. L’état-major mixte opérationnel (EMMO), de la région Analamanga prévoit de déployer un important dispositif pour assurer la quiétude du procès.

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