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Editorial

La guerre de Water… l’ eau

Il y eut la guerre du feu, il y avait les émeutes de la fin dans des pays émergents comme l’Égypte, l’Indonésie, le Mexique où pauvres comme le Haïti en 2008. Maintenant il y a la guerre de Water…l’eau à laquelle se livre la population au quotidien. Du jamais vu en 60 ans de vie républicaine. On ne sait plus exactement ce qui se passe avec les explications souvent fallacieuses de la Jirama. Dans plusieurs localités aussi bien dans la capitale que dans les régions, l’eau est devenue un produit de luxe les rares fois où elle sort par le robinet. Pourtant la Jirama annonce chaque jour l’augmentation de la capacité de traitement de la station de Mandroseza, la mise en place de nouvelles stations conteneurisées un peu partout, la mise en fonction de nouvelles stations de traitement d’eau … Mais le résultat est implacable, des milliers d’abonnés sont injustement privés d’eau mais pas facture.

On peut dire qu’on s’en mord le doigt puisque qu’on crache dans la soupe. Les feux de brousse de plus en plus fréquents et dévastateurs, la déforestation, les remblais sauvages… ont eu un impact dramatique sur la pluviométrie. Mais comme on a l’habitude de dire désormais que, l’heure n’est plus à la recherche de coupable, il faut chercher des solutions. Le déssalement de l’eau de merfigure parmi les solutions proposées à Ambovombe pour servir l’agriculture. Un projet a été lancé l’année dernière mais on ignore actuellement où en est-il. Cela pourrait constituer un salut pour le Sud, région productrice mais aride de nature. C’est une solution utilisée ailleurs et assez efficace.

Comme Antananarivo n’a pas de mer contrairement au rêve d’Andrianampoinimerina, on peut penser au recyclage du lac Anosy et du marais Masay. Le recyclage est également très utilisé depuis longtemps dans les pays développés comme le Japon et l’Australie pour la douche, la lessive, le lavage de voiture et pour arroser les plantes. Autrement dit tout sauf la consommation. Les robinets comportent bien une mention indiquant « interdit à la consommation ». Il est bien évident qu’il est difficile d’interdire aux gens ici de ne pas boire l’eau recyclée alors qu’en apparence elle est plus propre l’eau de serpillière de la Jirama ou l’eau de boue d’Ambovombe.

Comme on laisse filer l’eau de pluie sans aucune possibilité de la stocker, il faut penser sérieusement au recyclage. A moins que les chercheurs mettent au point de l’eau artificielle. Pourquoi pas après tout? Puisqu’il y a bien une pluie artificielle, l’eau qui en découle est aussi artificielle non?. En tout cas, on a appris au lycée que pour fabriquer de l’eau, il suffit d’écrire H2O. Élémentaire.

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