Faits divers

Mariage forcé – Deux Chinois et deux Malgaches condamnés

Incriminés pour mariage illégal ayant eu lieu à Ambohibary Moramanga, le 2 mars, un adjoint au maire, un secrétaire d’État civil et deux Chinois ont été écroués, mardi.

Ayant comparu à la barre de la Cour criminelle du Pôle anti-corruption (Pac), mardi, un adjoint au maire, un secrétaire d’État civil et deux Chinois ont été condamnés à des peines de prison. Les deux premiers écopent d’un an ferme, tandis que les deux étrangers de neuf mois en taule. Ces détenus ont été jugés pour mariage illégal qui s’est déroulé à la mairie d’Ambohibary, dans le district de Moramanga, le samedi 2 mars 2019.
Les deux agents de commune ont également été poursuivis pour abus de fonction dans la préparation de cette union conjugale forcée.

Dans toute cette histoire, les Chinois ont été mis en contact avec des filles malgaches par un réseau de traite humaine expéditeur de travailleuses vers l’extérieur, notamment en Chine. Ils sont tout simplement venus au pays pour faire un mariage civil avec elles pour pouvoir les amener directement chez eux après la cérémonie.

Recherché
Une autre domestique dont les papiers étaient déjà prêts n’avait qu’à les attendre pour partir ensemble.
Leur plan est pourtant tombé à l’eau. Des policiers du service des enquêtes spécialisées venant d’Antanana­rivo ont débarqué à Ambohi- bary le jour du mariage. Sur le coup, les deux asiatiques, les trois migrantes et trois autres femmes, supposées être les têtes pensantes de l’affaire, ont été embarqués. Ils ont été entendus et mis en examen, durant lequel un pan de voile est levé concernant le prix d’une marchandise humaine en Chine. Selon les enquêteurs, une Malgache est vendue à 84 millions d’ariary.

D’après les informations judiciaires, le véritable cerveau de cette activité criminelle est recherché depuis l’année 2016. Il a déjà rassemblé et envoyé vers l’Asie plusieurs femmes au foyer malgaches, qui ne savaient rien sur le péril qui les attendait. Ses clients chinois et lui agissaient toujours suivant le même mode opératoire en soudoyant des agents de la commune pour exécuter ce mariage de raison. Appâtés, l’adjoint au maire et le secrétaire d’État civil d’Ambohi­bary ont aussi fini par se faire arrêter.

Tous les deux purgeront un an de réclusion, tandis que les non ressortissants neuf mois, selon le verdict rendu par le Pac au terme de l’audience.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Le prix d’achat des femmes malgaches est inconnu contre la rumeur de leur revente en Chine à 20 000 euros. Quelle est la face cachée ?
    Le mariage implique l’héritage par la suite en Chine ou à Madagascar. Plus d’information sur les procédés complets sera plus clair.
    Quels liens ont les chinois et les fonctionnaires impliqués, stage en Chine par lien familial interposé, dette etc ?
    Ces femmes sont des filles uniques d’une famille aisée ou non ? Sont-elles proches des administrateurs impliqués ?
    Combien de ces femmes sont revenus ou ne sont jamais revenus ?