Economie

Coopération – L’accord de pêche avec l’UE au point mort

L’accord de pêche entre l’Union européenne et Madagascar est toujoursau point mort. L’union annonce une nouvelle entente sous peu.

Négociation stagnante. Expirée depuis décembre 2018, la licence d’exploitation de pêche dans les eaux malgaches n’est pas encore accordée aux bateaux européens. Une remise en contexte rappelée par l’Union européenne, hier, à Ankoron­drano, lors de la présentation du bilan des activités 2019 ainsi que perspectives pour l’année 2020 envisagé par cet organisme. « Le renouvellement de l’accord devrait se faire dans le courant du début de l’année prochaine. La balle est dans le camps des autorités »,souligne Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Le dernier accord a autorisé quarante thoniers senneurs et cinquante-quatre palangriers à pêcher à vingt mille marins des côtes malgaches. Quelque 6 107 500 euros de redevances ont été versées à l’État malgache durant l’exercice 2015-2018. Durant l’année 2019, les deux camps ne sont donc arrivés à aucun point d’entente. Une augmentation de 20% par rapport au précédent accord. Cependant, des scepticismes persistent dans l’autre camp, notamment, sur la question des redevances. Selon le point de vue du ministère de la Pêche, cité dans nos colonnes au mois de juillet, « Divers points sont encore en discussion sur cet accord. Les ressources halieutiques ne doivent pas être vendues à des prix bradés et la gestion doit être renforcée et s’effectuer dans un cadre aussi transparent que possible ».

Selon les observations, le point de blocage se situe surtout sur le fait que la déclaration des captures se fait de manière unilatérale de la part des opérateurs européens. Point qui reste à discuter dans les négociations afin d’arriver à ce renouvellement de l’accord tant attendu en début d’année.

Nouvel accord
Le dernier dialogue politique entre le gouvernement malgache et l’Union européenne a survolé la négociation sur un nouvel accord de pêche. L’ancien accord a pris fin au mois de décembre de l’année dernière. Les redevances à acquitter par les armateurs européens ainsi que la contribution de l’Union européenne pour l’accès à la ressource, de même que l’appui à la mise en œuvre de la politique de pêches seront remis sur le tapis dans le nouveau protocole qui devra s’étendre jusqu’en 2022.

L’État malgache entend ainsi augmenter ses redevances de pêche et améliorer le contrôle des bateaux pêchant dans ses eaux territoriales. De leur côté les responsables de l’Union Européenne annoncent, dans leurs perspectives, la pour-suite de la priorisation de la lutte contre la corruption en se concentrant sur la préparation, l’exécution et la transparence budgétaire de l’Etat, sur la gestion des ressources humaines de l’État. Sans oublier l’appui aux organes de contrôle externe à l’instar du bureau indépendant anti-corruption, le pôle anti-corruption ainsi que le ministère de la justice.