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Antananarivo – Les menaces de catastrophes planent

L’éboulement  à  Ampasamadinika  est  une  des  premières conséquences  d’une  pluie  abondante.

La prochaine saison de pluie ne sera pas sans risque pour Antananarivo. Des tentes sont déjà prêtes pour accueillir les sinistrés.

Antananarivo doit se préparer à des éventuelles catastrophes. Les menaces d’éboulement de rochers, de glissement de terrain et d’inondations planent sur la capitale, en cette période de pluie. La colline de Manja­kamiadana est, encore, classée zone rouge. Le bureau national de la Gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a indiqué que les rochers qui se trouvent sur cette colline sont en phase de détérioration, selon l’analyse et le traitement de données.

Les inondations pourraient, aussi, être inévitables dans les zones basses. La météo estime des précipitations normales à supérieures à la normale, pour la région d’Analamanga, de novembre à janvier. Alors que les remblais, qui bloquent l’évacuation des eaux, se poursuivent. Plusieurs canaux sont bouchés, par des constructions illicites. On a annoncé la démolition de ces constructions pour éviter la montée des eaux dans des quartiers de Besarety-Maha­voky, par exemple. Mais ces travaux n’ont pas vu le jour, jusqu’à présent. Certes, il y a des curages de canaux, mais selon des techniciens, ces travaux ne suffiront pas pour éviter les inondations dans la capitale.

Prévoir

Les glissements de terrain seront imprévisibles mais possibles. À Ampasama­dinika, le signal des riverains du risque élevé d’effondrement de maisons, reste sans suite. Ils vivent dans la terreur, depuis le glissement, survenu le 11 octobre. Les travaux de construction du mur de soutènement qui devraient protéger leurs maisons contre ce glissement, n’ont toujours pas commencé.

Chaque année, ces catastrophes frappent la ville d’Antananarivo. Éboulement de rochers de la colline sacrée de Manjakamiadana, glissement de terrain sur les parties élevées comme à Ambohidepona, à Ambohipo, à Fiada­nana. Inondations dans les zones basses, notamment, à Ankorondrano Andranoma­hery, à Ankazomanga-Andraharo, à Besarety, à Andavamamba, à Ampefiloha-Ambodirano. Les sinistrés sont hébergés dans des tentes ou dans les gymnases de Maha­masina, d’Ampefiloha ou d’Ankorondrano, où ils vivent en promiscuité. La Croix Rouge Malagasy a fait un don de trente tentes à la CUA.

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