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Besarety – Suspension des travaux de réfection

Les travaux de réfection de la route à Besarety sont suspendus, depuis quelques temps. La reprise attend la réparation du dalot.

Engins immobiles, chaussées décapées mais non bitumées, circulation toujours coupée. À Besarety, les travaux de réfection de la route nationale 2 sont suspendus temporairement. « La reprise des travaux dépendra de la réparation du dalot sur une portion de chaussée à Mahavoky- Besarety. Nous ne pouvons bétonner cette portion de chaussée, tant que cet ouvrage ne soit pas terminé», informe un technicien auprès de l’Auto­rité routière de Madagascar (ARM), avant-hier.

Cet ouvrage, c’est le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, qui a promis sa réalisation. Il consisterait à élargir à 4m x 1,5 m le dalot qui traverse la chaussée. « Ce n’est pas évident de réparer la chaussée, alors que le dalot est très étroit », indique le gouverneur.

À point nommé

L’extension de ce canal viendrait à point nommé. « L’eau continuera à déborder et à stagner sur la chaussée, si on laisse à sa dimension actuelle. Car le dalot est assez étroit, à cette section », indique un autre technicien. D’autres soulignent, toutefois, qu’il faudra de plus grands travaux que ceux déjà engagés. « Le mieux, c’est d’installer des dalles amovibles, pour que plus tard, on puisse doubler la dimension de l’infrastructure. L’État a déjà étudié sa faisabilité. Il coûte très cher, car il y aura obligatoirement des expropriations de propriétés. Avec les travaux qui seront réalisés incessamment, l’eau de pluie pourra s’écouler rapidement, mais elle continuera à déborder sur la chaussée », indique la source.

Il faudrait, par ailleurs, que cet ouvrage commence le plus tôt possible. Il retarde le timing des travaux. Normalement, la réfection de la sortie de la route nationale 2 devrait se terminer le 20 novembre. «Nous disposons déjà de moyens pour exécuter cet ouvrage. Nous sommes bloqués par les procédures », rajoute le gouverneur.
Ce retard pourrait avoir de l’impact sur la gestion du marché. «Si nous dépassons ce délai, nous devrons renégocier avec les bailleurs, et demander un prolongement des travaux », indique une source. Cette renégociation serait inévitable. Il serait impossible d’achever les travaux, avant le 20 novembre. Rien que le délai de séchage du béton nécessite une vingtaine de jours. Les usagers de la route, notamment, les transporteurs en commun commencent, par ailleurs, à hausser le ton à cause de cette longue coupure de la circulation.