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Protection sociale – Fiavota redonne de l’oxygène au Sud

Comme une bouffée d’oxygène. Ampelavao, vingt-deux ans, maman de deux enfants de deux et sept ans, peut avoir le sourire. Dans la pièce qui lui sert à la fois de chambre et de salle familiale, elle raconte une vie qui s’améliore depuis peu. Son mari gagne 120 000 ariary par mois au prix d’un dur labeur dans les champs de sisal, « chez le colon ». Il quitte sa famille aux aurores pour ne revenir qu’à minuit. Elle même travaille le champ familial et va vendre les produits de sa terre sur le marché local ou à Ambovombe.

La famille d’Ampelavao fait partie de ceux qui ont pu bénéficier de l’aide de l’ État. À la suite à la grande sècheresse de 2016 qui a sévi dans le Sud de Madagascar, le gouvernement, avec l’appui des partenaires financiers (Banque Mondiale et Unicef), a mis en place un projet de protection sociale dénommé « Fiavota » ou rescousse, mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement et l’Office national de nutrition.

Ampelavao, parmi les bénéficiaires de ce programme de protection sociale piloté durant quinze mois par le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, perçoit une aide de trente mille ariary par mois. Cela lui a permis de se lancer également dans l’élevage de chèvres. « Je peux me permettre d’acheter un sac de riz et une charrette de manioc », dit-elle. Elle rêve d’envoyer ses enfants plus tard au collège d’Amboasary et, pourquoi pas, à l’université.

Les conditions de vie et le bien-être de près de soixante-dix mille familles du programme Fiavota dans les deux régions du Sud (Anosy et Androy), ont connu une amélioration significative grâce à ce programme, affirme le ministère de la Population. « Le revenu des ménages a progressé et il est 45% supérieur à celui des non-bénéficiaires du programme. » Les enfants sont également retournés à l’école. « On observe une hausse de la fréquentation scolaire des enfants de six à dix ans. » Irénée Ravelojaona, du ministère de la Population, précise toutefois qu’il s’agit d’une aide temporaire, destinée à offrir des opportunités à la population extrêmement pauvre pour qu’elle soit plus résiliente.

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