La société Marbre et Granite de Madagascar (Magrama) a cessé ses activités d'exploitation de marbres et granite à Ambatofinandrahana officiellement en 2011. Depuis, ni la direction régionale des Mines ni la commune urbaine d'Ambatofinandrahana n'a songé à gérer l'après-départ de la société italienne qui a laissé des déchets de minéraux dans l'enceinte de son usine. Les dits déchets, d'une importante quantité pourtant, selon une source locale, sont utilisés par « des petits exploitants ». « L'usine a été investie par des exploitants locaux depuis la fermeture de Magrama, malgré la présence d'un gardien », indique la source. « Il n'y a pas lieu de formaliser ou de percevoir des taxes ni ristournes car ce sont des petits exploitants qui prennent et utilisent ces déchets de minerais dans le but de transformer ces minerais en objets pour ensuite les revendre. Le nombre de ces petits exploitants ne dépasse même pas dix », se justifie le maire de la commune urbaine d'Ambatofinandrahana, Andriantiana Rasamimanana, questionné au téléphone, hier. Ces objets se vendent pourtant à Ambositra et à Antananarivo. Rentable Pire, les minerais de type marbre, ardoise, gabbro ou granite situés aux alentours d'Ambatofinandrahana sont exploités, cette fois-ci par des exploitants « moyens ». « Une montagne entière contient une quantité inestimable de marbre », raconte l'interlocuteur. « Des exploitants moyens prennent ce qui leur conviennent par n'importe quel moyen, pourtant, ces localités sont souvent difficiles d'accès, notamment Saronara, un village situé à quinze kilomètres au nord d'Ambatofinandrahana où il faut trois jours pour y arriver en charrette », continue-t-il. Ces exploitants fabriquent alors des tables ou autres objets d'art et utilisent, apprend-on encore, « des petites machines » laissées par Magrama. D'autres exploitants sont alors venus grossir les rangs des exploitants car la quantité disponible en minerais est à volonté. En revanche, dépassé une certaine quantité de bloc de minerais, il est plus sage pour l'exploitant de déclarer ses marchandises auprès de la commune ou du district pour éviter toute embrouille avec les gendarmes jusqu'aux destinations des produits finis et semi-finis. On apprend enfin que cette localité de Saronara présente une variété de labradorite de type blanc. « Ce qui est géologiquement impossible », avance la direction générale de Mines auprès du ministère, mais réfuté par un témoin qui a vu de ses yeux l'existence de ce type de pierre labradorite, étant connaisseur. « J'en ai trouvé même si le type n'est pas de meilleure qualité que la labradorite du sud tels qu'à Miandrivazo, Bekily ou encore Ampanihy », finit-il. M.I.
La société Marbre et Granite de Madagascar (Magrama) a cessé ses activités d'exploitation de marbres et granite à Ambatofinandrahana officiellement en 2011. Depuis, ni la direction régionale des Mines ni la commune urbaine d'Ambatofinandrahana n'a songé à gérer l'après-départ de la société italienne qui a laissé des déchets de minéraux dans l'enceinte de son usine. Les dits déchets, d'une importante quantité pourtant, selon une source locale, sont utilisés par « des petits exploitants ». « L'usine a été investie par des exploitants locaux depuis la fermeture de Magrama, malgré la présence d'un gardien », indique la source. « Il n'y a pas lieu de formaliser ou de percevoir des taxes ni ristournes car ce sont des petits exploitants qui prennent et utilisent ces déchets de minerais dans le but de transformer ces minerais en objets pour ensuite les revendre. Le nombre de ces petits exploitants ne dépasse même pas dix », se justifie le maire de la commune urbaine d'Ambatofinandrahana, Andriantiana Rasamimanana, questionné au téléphone, hier. Ces objets se vendent pourtant à Ambositra et à Antananarivo. Rentable Pire, les minerais de type marbre, ardoise, gabbro ou granite situés aux alentours d'Ambatofinandrahana sont exploités, cette fois-ci par des exploitants « moyens ». « Une montagne entière contient une quantité inestimable de marbre », raconte l'interlocuteur. « Des exploitants moyens prennent ce qui leur conviennent par n'importe quel moyen, pourtant, ces localités sont souvent difficiles d'accès, notamment Saronara, un village situé à quinze kilomètres au nord d'Ambatofinandrahana où il faut trois jours pour y arriver en charrette », continue-t-il. Ces exploitants fabriquent alors des tables ou autres objets d'art et utilisent, apprend-on encore, « des petites machines » laissées par Magrama. D'autres exploitants sont alors venus grossir les rangs des exploitants car la quantité disponible en minerais est à volonté. En revanche, dépassé une certaine quantité de bloc de minerais, il est plus sage pour l'exploitant de déclarer ses marchandises auprès de la commune ou du district pour éviter toute embrouille avec les gendarmes jusqu'aux destinations des produits finis et semi-finis. On apprend enfin que cette localité de Saronara présente une variété de labradorite de type blanc. « Ce qui est géologiquement impossible », avance la direction générale de Mines auprès du ministère, mais réfuté par un témoin qui a vu de ses yeux l'existence de ce type de pierre labradorite, étant connaisseur. « J'en ai trouvé même si le type n'est pas de meilleure qualité que la labradorite du sud tels qu'à Miandrivazo, Bekily ou encore Ampanihy », finit-il. M.I.