Accueil » A la une » Analakely – Les pavillons sur l’esplanade à démolir
A la une Social

Analakely – Les pavillons sur l’esplanade à démolir

Les  pavillons  sur  l’esplanade  Analakely  ne  respectent pas  l’alignement  à  la  voie  publique.

La CUA a donné un préavis de trois mois aux propriétaires des pavillons sur l’esplanade à Analakely. La mairie procédera après à la démolition des pavillons.

I l fallait s’y attendre. Après avoir démoli les kiosques et les boutiques illicites bâtis sur le trottoir, la mairie de la capitale s’attaque maintenant aux pavillons de l’esplanade à Analakely. Construits en 2016 au forceps malgré la demande d’arrêt des travaux du ministère de l’Aménagement du terri­toire du régime Rajaonari­mampianina, pour vice de forme et alignement inapproprié, ces pavillons ont rétréci l’espace dédié au parking du marché. Une autre raison de la tentative du ministère de l’Aménagement du territoire à arrêter les travaux.

« Historiquement, la commune urbaine d’Antananarivo est le gestionnaire de cet endroit en tant que domaine public. Mais le changement d’affectation du site de parking en boxes commerciaux à titre privé n’a pas respecté les procédures indiquées. De plus les pavillons n’ont pas respecté l’alignement à la voie publique qui est non négociable. Voilà pourquoi le ministère de l’Aménagement du territoire avait ordonné l’arrêt des travaux. En vain » rappelle un technicien qui s’occupait du dossier à l’époque. « Un avertissement avait été adressé aux propriétaires des boxes à l’époque quant à l’illégalité de leur construction ainsi que la gêne causée à la circulation par leur implantation » rajoute le technicien.

Contestation

Affaibli par la conjoncture politique de l’époque, le régime Rajaonarimam­pianina a cédé devant le rouleau compresseur du Tim, à la tête de la mairie. Mais comme l’histoire est un éternel recommencement, voilà les pavillons de la discorde rattrapés par le retour de manivelle. La décision de la CUA, motivée par l’intérêt général , sans autre précision, semble irréversible à en juger la détermination du maire de la capitale, Naina Andriantsitohaina.

De leur côté, les propriétaires des boxes, ayant passé une convention de partenariat pour la construction de nouveaux pavillons, en date du 29 décembre 2016, ne désarme pas. Rameutant la presse hier pour plaider leur cause, ils évoquent la délibération du conseil municipal du 30 mai 2016, portant adoption du projet d’aménagement et d’embellissement de l’Esplanade Analakely. « Nous avons en notre possession la convention. Il a été mentionné que cette convention de partenariat dure dix ans. Nous avons opéré à cet endroit depuis deux ans, durant lesquelles nous avons déjà investi des millions d’ariary», indique Fenitra Safidinraisantsoa, représentant des commerçants. Pour eux le préavis de trois mois ne sera valable que lorsque les deux délibérations seront supprimées.

« Nous estimons que dans la mesure où le motif de l’enlèvement des commerçants est l’intérêt général, nous nous demandons pourquoi on a fait appel à nous pour investir et aménager ces boxes? », s’interroge le représentant.

Sur cette lancée, les commerçants ont décidé de porter plainte contre cette décision, parallèlement, ils ont adressé une doléance auprès du centre de doléances au niveau de la Présidence tout en interpellant le président de la République. Le bras de fer ne fait donc que commencer.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Bonne initiative droite et méritée. 2 024 va lui sourire si ça continue, le coup de balai de la propreté nationale, vitrine du monde demain et aujourd’hui déjà moins fréquentée.

    Dans toutes les grandes villes des provinces des personnes malveillantes cherchent à s’approprier des centres commerciaux pour mettre à mort, soumettre les ruraux qui y viennent chaque semaine pour marquer leur intérêt patriotique.

    L’intérêt général est réglementaire de ce fait obéit à la loi inscrit sans nul besoin du conseil municipal sensé la respecter, la république.

Voir aussi