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Administration – Pénurie d’imprimé de carte d’identité nationale

Il y a quelques jours, un des enfants d’Andriambolo-lona Rakotovao, maire de la commune rurale de Mahitsy a atteint la majorité et s’est présenté au bureau de l’arrondissement pour déposer sa demande de carte d’identité nationale. On lui a demandé de revenir plus tard. « Cela fait deux semaines que l’on n’a pas délivré de carte d’identité nationale, chez nous. Avec le nombre élevé de la population, les imprimés s’épuisent très rapidement. On attend l’arrivée des commandes», explique cette source à Mahitsy, hier.

Le district d’Ambohidra-trimo, celui d’Atsimondrano, entre autres, souffrirait de l’épuisement de ces documents administratifs, selon le témoignage de quelques demandeurs. «Nous avons encore du stock. Toutefois, nous priorisons les candidats à l’examen du baccalauréat. Pour le reste, chaque arrondissement délivre selon la disponibilité des imprimés, à leur niveau », informe une source auprès du district d’Atsimondrano. Une source anonyme auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation confirme que les candidats au baccalauréat sont priorisés, actuellement. Ceux qui veulent remplacer leur pièce d’identité en « usure» et ceux qui sont majeurs doivent, donc, attendre.

Ceux qui sont pressés courent vers les autres districts qui en disposent encore, mais rentrent bredouilles. «Nous ne connaissons pas, jusqu’ici, ce problème. Par contre, des personnes provenant des autres districts viennent en masse chez nous pour en demander. Cela est contraire aux règles, donc, nous exigeons le « carnet du fokontany », dans les dossiers à fournir», souligne Haingo Monia Ramboasolo, chef district de Tanà III.

Commande en attente
Ce problème d’imprimés aurait déjà été évoqué par un chef district de Tanà-ville, lors d’une réunion entre le staff du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation et les chefs districts, en fin du mois de juillet. À Avaradrano, dans les districts de Tanà IV, Tanà VI, Tanà I, ce problème n’existerait pas. « Nous avons des imprimés assez suffisants pour un certain temps encore et pour tout le monde, que ce soit pour les nouvelles demandes, l’usure, la perte », informe un responsable auprès du district de Tanà IV.

Le ministère de tutelle aurait assuré ces responsables déconcentrés que des solutions sont en cours. Au niveau de l’Imprimerie nationale, pourtant, aucune commande n’est encore passée, jusqu’à hier. «C’était au temps de l’ancien premier ministre Mahafaly Solonandrasana que ce ministère a passé ses dernières commandes. Nous ne pouvons pas déclencher les procédures, sans cela», confie une source qui confirme, par ailleurs, la disponibilité des papiers sécurisés. « Nous en avons encore des tonnes et des tonnes, disponibles jusqu’à cinq ou six ans, que nous avons importés en 2018», enchaîne-t-elle. La source auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation mentionne, par contre, un problème de procédure, qui, selon elle, devrait être résolue bientôt.

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  • Les administrations malgaches doivent s’interagir pour preuve de bonne gouvernance et de responsabilité collective.
    Il est temps lors de l’établissement des cartes nationales d’identité à numéro d’attribution unique et à vie, que la préfecture communique ce numéro périodiquement au bureau d’état civil de naissance du citoyen concerné pour l’inscrire au bas de son acte de naissance pour faciliter les recherche futur.
    Que les fonctionnaires participent à l’amélioration du travail de l’administration, et ainsi être plus actifs et mobiles en communication entre commune.

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