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Antananarivo – Les grands hôpitaux envahis par des cas graves

Salle  de  soins  destinée  aux  personnes  présentant  des  formes  graves  de  Covid-19 au  CMC  Andohatapenaka.

Les personnes atteintes des formes graves du Covid-19 augmentent. Les hôpitaux se concentrent sur ces cas.

«Les chiffres évoluent toutes les heures », a répondu le directeur d’un centre de traitement de la Covid-19, dans la capitale, samedi, lorsque nous lui avons demandé le nombre de patients pris en charge dans son établissement. « Un nouveau patient vient d’arriver, au moment où je vous parle», enchaîne-t-il. Il serait atteint des formes graves de Covid-19, comme la plupart des malades soignés dans cet hôpital.

Depuis quelques jours, les grands hôpitaux d’Antanana­rivo ne s’occupent plus que des personnes qui sont dans un état sévère. « Le CHU Anosiala ne reçoit, actuellement, que les patients confirmés ou suspects de coronavirus, sous sa forme sévère ou critique », peut-on lire sur la page Facebook de cet établissement hospitalier. «Les formes compliquées sont progressivement en hausse. Les grands hôpitaux vont se focaliser sur ces cas. Les centres hospitaliers de référence du district (CHRD) vont, également, pouvoir recevoir quelques cas graves, car ils disposent de quelques générateurs d’oxygène. Le coronavirus doit faire le moins de victimes possibles», explique un responsable au sein du ministère de la Santé publique.

Qualité de soins

Les CHU sont de plus en plus débordés, avec la hausse des cas graves. Le Centre de commandement opérationnel (CCO) a rapporté, hier, trente trois formes graves. Mais au CHU Anosiala, la moitié des patients, dont des cas suspects, se trouveraient dans un état sévère. Au CHU Joseph Raseta Befelatànana, il y aurait autant de cas symptomatiques que de cas graves. Même chose au CHU Andohatapenaka. Il y a, également, des personnes avec les formes graves de Covid-19, parmi celles qui se font dépister au Centre médical Covid-19 à Andohatapenaka. « Onze mercredi, un jeudi et huit vendredi», rapporte une source auprès du ministère de la Santé publique.

Ces hôpitaux se trouveront dans la difficulté, si les formes graves augmentent. Actuellement, ils sont déjà obligés de limiter les patients qui sont admis dans leur établissement, « pour le souci de la qualité de soins ». « Nous ne pouvons pas faire au dessus de nos moyens et de nos capacités. C’est périlleux », souligne un directeur d’un centre de traitement de la Covid-19. Pour le cas du CHU Anosiala, les patients en rémission, qui ne présentent plus de symptômes, sont envoyés au Complexe culturel et sportif de la Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNaPS) à Vontovorona où ils attendent leur guérison, afin de libérer des places. Ailleurs, on envoie les patients dans d’autres établissements qui ont des places libres.

Le syndrome de détresse respiratoire est la plus courante des formes graves, mais il peut signifier une hypotension artérielle, une baisse du taux d’oxygène dans le sang ou autre. Lorsque les formes graves ne sont pas traitées, elles peuvent être fatales.

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