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Sommets internationaux – Optimisme sur l’avancée des chantiers

La session de l’Assemblée parlementaire francophone et le sommet du COMESA devront, toutefois, faire avec les moyens du bord.

Ça avance. Une affirmation d’un responsable gouvernemental à propos des chantiers prévus pour l’accueil du sommet de la Francophonie. Lors d’un entretien avec quelques journalistes, la source avisée a tablé sur le fait que les projets d’infrastructures seront prêts à temps.
« Il n’y a qu’à voir l’avancement des travaux à Soarano, où les ouvriers s’activent pour en faire une route à quatre voies. Il y a aussi le remblayage de la parcelle de terrain partant de la route digue pour la construction de la voie rapide devant relier le village de la francophonie au boulevard de l’Europe, qui est en passe d’être fait. Les ouvriers en seront bientôt au bitumage et aménagements nécessaires », affirme la source gouvernementale.
Concernant les préparatifs en vue du sommet de l’Organisation internationale de francophonie (OIF), la situation du village de la francophonie et des aménagements nécessaires à l’aéroport d’Ivato inquiète. À moins de quatre mois du rendez-vous francophone, ces chantiers risquent d’être les gros points noirs des projets d’infrastructures prévus pour la dernière semaine du mois de novembre. « Le village de la francophonie sera livré à temps. Pareillement pour les aménagements de l’aéroport d’Ivato », rassure le responsable.

Logistique
Jusqu’ici toutefois, le citoyen lambda peine à voir les bienfaits de ces chantiers. Les embouteillages mons­tres générés par la construction des routes, ou encore les saisies et démolitions pour cause de nécessité publique prennent, pour l’heure, le dessus sur les préparatifs nécessaires au sommet de l’OIF.
« Ces chantiers figurent parmi les projets présidentiels. Ce qui implique que leur réalisation et le respect des cahiers de charges et du temps imparti sont strictement suivis de près. (…) Il ne faut pas, non plus, se limiter aux désagréments. Ce n’est pas faire offense aux concernés par les décisions délicates, mais en contrepartie, il ne faut pas occulter la création d’emplois que ces chantiers impliquent et les retombées futures. Le quartier d’affaires d’Ankorondrano n’aurait, par exemple, pas pu voir le jour sans les infrastructures construites pour les jeux des îles », réplique la source gouvernementale.
Les projets actuels semblent, malgré tout, n’être prévus que pour le sommet de l’OIF, et ne tiennent pas compte de la session de l’Assemblée parlementaire francophone qui démarre vendredi jusqu’à mardi prochain, ni du sommet du Marché commun de l’Afrique austral et oriental (COMESA), en octobre. Une source auprès du comité d’organisation du rendez-vous des parlementaires francophones indique que le gros des sept-cent-vingt membres des délégations qui y participeront sera logé dans les hôtels du centre ville.
« Il faut reconnaître que la circulation dans la capitale risque d’être chamboulée lors des déplacements des mem­bres de délégation. L’on peut déjà dire que des voitures ouvreuses seront prévues pour éviter aux participants les désagréments des bouchons », explique l’organisateur de l’événement parlementaire. Une mesure qui risque, pourtant, de ne pas réjouir les habitants de la capitale durant les heures de pointe.

Garry Fabrice Ranaivoson

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