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Signes et prophéties – Plus loin que la raison

Dans le Nord de la Norvège en plein hiver 2019, la température est monté de 3°C, mettant à mal les locataires des mers.

« Pour que la mer ne soit plus la limite de notre rizière »

Tom Andriamanoro débute, comme il se doit, sa chronique hebdomadaire sur le coronavirus, en mettant l’accent sur les différentes interprétations du fléau, nées entre les lignes des faits. Autre actualité brûlante qu’il aborde, le « Kianja Masoandro ».

L’ampleur planétaire de la pandémie du coronavirus a favorisé l’émergence de diverses interprétations du fléau, nées d’une lecture entre les lignes des faits. Pour les plus réalistes, elle viendrait de certaines expériences en laboratoire tenues secrètes jusqu’à ce qu’elles échappent au contrôle de leurs apprentis sorciers. D’autres, peut-être gavés de films-fiction, parlent d’un conflit biologique qui, lui aussi, aurait dégénéré et étendu ses effets à toute la planète sous l’œil dépassé des belligérants incapables de les circonscrire. Un troisième courant, plus spiritualiste, y trouve une nouvelle version du déluge de Noé. Le coronavirus a-t-il déjà été annoncé à quelque lointaine époque ? Ce sera sûrement l’objet de futures investigations.

Les prophéties qui ont émaillé l’histoire de l’esprit humain ont souvent été de mauvais augure, mais beaucoup se sont avérées exactes. D’autres, à caractère résolument apocalyptiques, ont vu leur échéance régulièrement repoussée telle une ligne d’horizon. Les Mayas, par exemple, prédisaient la fin de notre civilisation pour décembre 2012, date à laquelle prenait fin leur calendrier. La prédiction a fait couler beaucoup d’encre jusqu’à ce que pointe le Jour de l’An 2013 car les Mayas, tout comme les Incas, bénéficiaient de l’aura d’un savoir ésotérique étendu. Ils avaient déjà prédit des problèmes très actuels auxquels nous sommes confrontés comme le réchauffement climatique et la fonte des calottes glaciaires.

La Grande Pyramide d’Egypte en recèle parmi les plus anciennes prophéties connues à ce jour. De nombreux évènements stellaires qui y sont décrits, se sont réalisés dans le passé, et elles situent la fin de notre ère à une date se situant entre 2001 et 2030. Encore dix petites années à tirer donc, avant de pousser un ouf de soulagement. Il n’empêche que le cataclysme qu’elles annoncent est un cas de figure à ne pas écarter d’emblée au nom de la science. Il s’agirait de l’entrée dans notre système solaire d’une planète gigantesque qui, selon certains initiés, nous rendrait visite d’une manière cyclique. Des observateurs contemporains disent même qu’elle est déjà « à la porte des télescopes », et possède une taille d’environ six fois celle de Jupiter. Cette giga-planète est présente dans de nombreuses traditions et livres sacrés où elle est désignée sous différents noms comme Baal, Absinthe, Hercolubus, la Bête, la Planète rouge ou la Planète froide.

Un faux Messie

Dans la Bible, Saint Jean décrit la fin des temps, prélude à l’avènement d’une nouvelle Terre et de nouveaux cieux, de façon directe et terrifiante, mais sans avancer de date contrairement à une Église se voulant de témoignage, pour qui le retour du Christ a déjà eu lieu au début des années 1900. Le Coran met pour sa part en garde contre la venue d’un faux Messie du nom de Al Dajjal. Elle sera accompagnée d’un matérialisme démesuré et de l’absence totale de spiritualité. Plusieurs érudits voient dans ces allégories l’arrivée d’un grand corps céleste qui affectera la planète de façon apocalyptique.

Au Moyen-Age, le médecin et astrologue Michel de Nostredame, dit Nostradamus, avait mis, lui aussi, en garde, dans ses Centuries composées de neuf cent soixante-cinq quatrains, contre l’arrivée d’un grand roi de terreur qui viendrait du ciel. De tous les hommes illustres que comptait le XVIe siècle, Nostradamus est celui qui a fait couler le plus d’encre « post mortem ». L’intérêt pour ce personnage énigmatique a connu son paroxysme au XXe siècle qui fut d’ailleurs l’un des plus importants objets de sa vision prophétique. N’a-t-il pas prédit, dès 1568 l’invasion de la France à travers la Belgique par les armées allemandes, la défaite de l’Allemagne et la fin misérable d’Hitler ? Ces sombres prédictions valurent au docteur Max de Font brune qui, dans les années 30, travaillait sur l’œuvre de Nostradamus, d’être pourchassé par la Gestapo. Prenons comme exemple le quatrain sur les fours crématoires nazis et l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler, écrit en ancien français :

Le Néron jeune dans les trois cheminées Fera des paiges vifs pour ardoir jetter Heureux qui loin sera de telles menées, Trois de son sang le feront mort guetter.

Traduction : Le nouveau Néron fera jeter dans trois fours (Auschwitz, Daschau, et Birkenau) des jeunes pour les brûler vifs. Heureux celui qui sera loin de tels actes. Trois de son sang (allemand) le guetteront pour le faire périr.

L’attentat en question fut organisé par Karl Goerdeler, exbourgmestre de Leipzig, le général Beck, et le colonel von Stauffenberg qui déposa la bombe au QG d’Hitler. Ce dernier ne fut que légèrement blessé.

Les signes qui nous parviennent ne sont, fort heureusement, pas toujours néfastes. Ce fut récemment le cas pour les habitants de la ville de Montemorelo dans l’État de Nuevo Leon au Mexique. Par un après-midi d’orage, une pluie de grêlons s’y est abattue, ce qui, a priori, n’aurait rien d’extraordinaire sauf que les petites boules de glace avaient très exactement la forme du coronavirus avec ses piquants. Le phénomène fut interprété comme un message divin enjoignant la population, trop indisciplinée ou inconsciente, de se conformer aux consignes sur les mesures barrières. À cette période, le Mexique faisait état de cinquante quatre mille contaminés et plus de cinq mille décès. Pareil signe serait le bienvenu dans certains quartiers d’Antananarivo et de sa périphérie, où le cache-bouche sert plutôt à cacher un menton qui n’en a pas besoin.