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« Prix Paritana » – L’artiste plasticienne Madame Zo brille par son authenticité

Madame Zo à la conquête de la Cité des Arts à Paris dans le cadre du « Prix Paritana ».

Elle excelle dans l’art de surprendre le public à travers des œuvres exclusives. Madame Zo, artiste plasticienne émérite devient la quatrième lauréate du fameux Prix Paritana.

L’art déco et l’art contemporain sont devenus deux disciplines des plus complémentaires au fil des ans. Fédérant à chaque fois un public féru d’art, avide d’innovation et d’une bonne dose de créativité, ils surprennent continuellement en s’exposant à travers le talent des artistes qui les maîtrisent.

Une plasticienne talentueuse, dont le fameux leitmotiv « Rien ne se perd, car tout devient beau » en inspira plus d’un. Madame Zo, de son vrai nom Zoarinivo Razakaratrimo s’est affirmée comme une référence d’une génération d’artistes. Elle se passionne particulièrement pour le recyclage et la récupération, afin d’en faire des œuvres exceptionnelles. L’une des précurseurs de l’éco-création ou la création responsable, elle vient d’être sacrée comme étant la lauréate de la quatrième édition du fameux « Prix Paritana », qui récompense chaque année la crème dans le milieu de l’art contemporain malgache. S’affirmant comme une artiste-tisserande, Madame Zo s’est ainsi démarquée du lot grâce à son œuvre qui joue la carte du « tissage design ». D’une grande dimension, elle y conjugue diverses matières, qu’elle tisse pour évoquer l’odyssée d’un bateau. La composition allie le savoir faire traditionnel et la création contemporaine.

Eclectisme et inventivité

Avec humilité, Madame Zo affirme « Un grand merci au jury d’avoir cru en moi et de saluer la créativité des artistes contemporains nationaux ». A l’instar de Temandrota, Dwa et Rijasolo avant elle, Madame Zo aura l’opportunité de résider au cœur de la Cité Internationale des Arts à Paris pour une durée de trois mois. L’occasion pour elle de perfectionner et d’y exposer son art auprès de plusieurs professionnels du monde de l’art sur la scène internationale.

Initié par le passionné d’art Eric Dereumaux en 2016, le Prix Paritana soutient activement depuis l’art contemporain malgache. Soutenue par la Fondation H, conduit par Hassanein Hiridjee, ainsi que par la Cité internationale des arts à Paris, l’Institut français de Madagascar et ses nombreux partenaires, le Prix Paritana contribue à l’émergence de plusieurs artistes contemporains. Il récompense ainsi les plus innovants. « On agit pour que l’art et la culture soient à la portée de tous. L’art joue un rôle crucial pour la cohésion des sociétés et la paix sociale, en apportant une réflexion sur la diversité, la bienveillance et la tolérance » confie Hassanein Hiridjee dans son élocution, tout en saluant l’engouement des artistes nationaux à rester créatifs même en cette période de pandémie. De même, la Fondation H en a aussi profité pour annoncer l’ouverture de sa galerie d’art à Paris dans le Marais. L’art contemporain malgache y sera particulièrement à l’honneur.

Les autres primés

Ils étaient neuf artistes en tout à avoir été en lice pour être le lauréat du Prix Paritana cette année. Le jury fut composé du président de la Fondation H, le président de l’association Paritana, le directeur de l’IFM, la directrice de la Cité des arts de Paris et d’un critique d’art du Journal des arts de Paris. A la suite de la délibération, Madame Zo sera celle qui va jouir d’une résidence dans l’Hexagone. La photographe, Felana Rajaonarivelo remporte « le prix de l’aide à la production ». Yannick Tojonantenaina décroche « le prix mention spéciale à la jeune création ».