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Fête Musulmane – La rupture du jeûne célébrée en fanfare

Les musulmans ont démontré à tous leur joie.

Dans un petit jardin d’un quartier aux 67 Ha, familles, amis, voisins se sont réunis pour déjeuner ensemble et célébrer la rupture du jeûne du mois de ramadan, hier. Ils ont transformé ce jardin en un lieu de restauration, en y installant des chapiteaux, des tables et des chaises et en le décorant avec des ballons, des fleurs, de belles assiettes. Sur une grande table, trois mets sont présentés, du gigot d’anneau, de la sauce mouton façon arabesque, du poulet rôti façon marocaine, moelleux à l’intérieur et croustillant à l’extérieur. Du riz sauté au safran avec des légumes, du riz au coco, de la salade de crudités, comme accompagnement. Et une salade de fruit servie à la fin. « Nous avons préparé un repas pour cent personnes, environ. Parmi nos invités, il y a des non musulmans », explique Antonio Tora, membre de la solidarité des jeunes musulmans du Nord.

Dans ce lieu en plein air, tous se sont mis sur leur trente-et-un. Les femmes brillent avec leur « abaya », sur lesquels des objets argentés ou dorés sont cousus. Les hommes portent une longue tunique qui arrive jusqu’aux chevilles. « Même notre maison est décorée à cette occasion. C’est un peu comme la fête du Nouvel an, celle de la Nativité », explique Sheena Volamihanta, une musulmane.

Développement de l’islam
Avant d’arriver sur ce lieu, ils se sont retrouvés avec plusieurs musulmans, au stade Maki à Andoha­tapenaka, pour un moment de prière. D’autres ont prié dans leur mosquée. Une façon de commencer la célébration d’Eid Ul-Fitr. À la fin de ce culte, ils ont fait le tour de la ville d’Antana­narivo, en partant d’Andohatapenaka, en traversant les quartiers des 67 Ha, d’Andavamamba, d’Ampefiloha, d’Anosy, de Mahamasina. Femmes et hommes séparés dans des véhicules différents, chacun a fredonné « Allah Akbar » (ndlr : Dieu est grand) ou «Hadha in’duna », (ndlr : c’est notre fête) sur tout leur trajet, en hissant un drapeau malgache sur certains véhicules. Et la fête a continué jusqu’à la fin de la journée.

Cette année, les musulmans à Antananarivo ont célébré en fanfare cette fête, après trente jours de jeûne. « C’est important pour nous, que l’État ait décrété cette fête, une journée chômée et payée pour tous. Nous avons lancé cette demande, avant même l’indépendance, et l’a relancé à maintes reprises. Ce n’est que maintenant que notre demande a été accordée », explique Boana, doyen des prédicateurs qui a profité de l’occasion pour remercier le chef d’État Andry Rajoelina de cette décision.

15 % de la population à Madagascar sont des musulmans, selon les estimations. Ce chiffre augmentera, certainement, dans les années à venir. Les musulmans envisagent de développer la religion islamique à Madagascar. Un fait qu’un musulman a énoncé dans sa prière.
« Protégez les jeunes qui envisagent de développer l’islam à Madagascar », s’est-il adressé à Allah, dans sa prière.