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Journée des sages-femmes – Un travail dur et ingrat

Antsafa Ramarosahanina, sage-femme depuis près de onze ans dans la région Atsinanana, témoigne de sa difficulté à travailler seule avec des moyens humains et matériels qui manquent. Travailler dans des zones éloignées de la capitale semble être un défi pour les sages-femmes qui devront parfois travailler seules dans des conditions difficiles. « Lorsqu’on travaille dans la brousse, on n’a pas de repos de garde, surtout lorsqu’ on a un enfant dans la brousse. On est de garde toute la nuit et on doit reprendre le travail dès le matin », confie-t-elle.

Durant près de onze ans, elle a exercé ce métier mais dans divers domaines. « J’ai fini mes études en 2011 puis j’ai commencé à faire du bénévolat. En 2013, j’ai travaillé dans un lycée puis j’ai exercé fréquemment en tant que sagefemme au Marie Stopes » témoigne-t-elle. Son rythme de vie quotidien n’est pas du repos. « C’était dur lorsque j’exerçais mon métier de sage-femme, puisque il y avait un temps où, à force de cumuler des heures de travail, je n’avais plus la force de continuer le lendemain », poursuit-elle.

Pour pallier ce problème, l’infirmière a été obligée d’acheter un panneau solaire pour pouvoir travailler pendant la nuit. « Certaines sages-femmes font trois tours de garde par semaine. Dans certains cas, le tour de garde se passe en 24h et les 24h suivant sont affectées au repos. On ne revient que le surlendemain », explique-telle. Même si le rythme de travail est particulièrement difficile, pas question d’abandonner. « Je considère ce métier comme un élément essentiel. Il s’agit d’éviter les complications lors de l’accouchement », indique-t-elle.

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