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Médias – Gaëlle Borgia décroche le prix Pulitzer

Gaëlle Borgia, sert plusieurs organes de presse internationaux.

Le journalisme est à nouveau à l’honneur. Correspondante de plusieurs organes de presse internationaux, Gaëlle Borgia remporte le prix Pulitzer.

Rien de moins que le Graal du journalisme. C’est ce que vient de remporter Gaëlle Borgia, journaliste freelance aux manettes de Tanala production. Correspondantes de plusieurs médias internationaux, elle fait partie des lauréats de l’édition 2020 du prix Pulitzer, dans la catégorie « International reporting ».

Décerné chaque année par l’université Columbia de New York, le prix Pulitzer souligne « l’excellence », dans le domaine de la presse. Gaëlle Borgia est primée dans le cadre de sa contribution à une série de six articles publiés par le journal New York Times, en novembre 2019. Ces articles rapportent une enquête sur l’ingérence Russe dans les pays étrangers.

Pour la première fois donc, un journaliste de nationalité malgache et exerçant à Madagascar remporte la médaille d’or à ce qui équivaut aux Jeux Olympiques du journalisme. « J’en suis immensément honorée. Je ne m’y attendais absolument pas, ça ne m’a même pas effleuré l’esprit d’avoir un jour ce prix », sont les premières réactions de Gaëlle Borgia, joint au téléphone.

« J’en suis d’autant plus fière, puisque ce prix contribue à placer Madagascar sur une carte. C’est rare d’avoir une enquête de ce genre dans le pays », ajoute la journaliste. Elle souligne que le prix récompense un travail d’équipe, non pas juste de la rédaction du New York Times, mais aussi, de l’équipe malgache qui l’a aidée dans ses investigations. Une journaliste et une traductrice malgache ont, en effet, été de la partie.

Outre l’excellence, le prix Pulitzer récompense également, la difficulté, la complexité et l’impact du travail accompli.

Du temps, des moyens, des risques

Le projet du New York Times à qui ce « prix collectif » a été décerné est piloté par Michael Schwirtz, journaliste d’investigation particulièrement capé sur le dossier Russie. La partie de l’enquête menée à Mada­gascar concerne le rôle joué les Russes dans l’élection présidentielle de 2018.

L’investigation menée par la boss de Tanala production et son équipe fait mouche grâce, notamment, à des interviews de témoins clés. La journaliste a pu avoir le témoignage de quelques candidats à la présidentielle. « La longévité de ma présence ici m’a beaucoup aidé. Elle m’a permis d’avoir la confiance des sources », explique Gaëlle Borgia. La tâche n’a toutefois, pas été facile. Il lui a fallu six mois pour boucler l’enquête.

Gagner la confiance des sources est important dans une investigation journaliste. « Une enquête pareille coûte chère et nécessite du temps. On peut travailler des mois sans rien produire alors que je travaillais presque tous les jours sur cette enquête », souligne la lauréate. Il faut aussi compter avec les risques et les difficultés qu’implique l’exercice du métier de journaliste à Madagascar. « Nous étions très prudents. Nous avions essayé d’être discrets. (…) Nous y sommes arrivés avec des bâtons dans les roues que les journalistes locaux connaissent », confie-t-elle.

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  • Bravo à vous,
    puissiez vous être un exemple pour la rédemption de la Presse Malgache qui devrait s’exprimer sans peur des représailles et autres pressions …