Economie

Tourisme – Lacune de formation en hôtellerie

Les professionnels du secteur se consacrent aux renforcements des compétences.

La haute saison approchant, le secteur touristique doit se préparer pour se remettre en selle après les années de crise et améliorer letableau des performances. 

Baisse de fréquentation chez la plupart des établissements hôtelièrs. Une situation alarmante qui pousse les opérateurs de ce secteur à adopter des politiques de réforme en vue de l’amélioration des performances. En ce sens, le secteur tourisme, hôtellerie et restauration (THR) se concentre présentement sur des axes de formation pour les professionnels qui exercent cette activité. Le manque de main d’œuvre qualifiée se rencontre à tous les niveaux. Par ailleurs, la caractéristique des emplois touristiques est que beaucoup d’entre eux sont saisonniers et connaissent un fort taux de turn-over. Il en résulte que la plupart de ces emplois ne sont pas très qualifiés d’autant plus que le système de formation n’offre pas de qualifications très affirmées.
Pourtant, Le secteur du tourisme est un des leviers du développement économique, social et environnemental du pays. Il est, à l’origine, par son poids économique de 4,6% d’emplois directs et 13,3% d’emplois indirects créés et 5,9% du PIB. « Le manque de professionnalisme, l’inadéquation de l’offre de formation avec les besoins des entreprises et la difficulté d’avoir du personnel compétent sont d’autant plus d’obstacles au développement que de défis à relever pour Madagascar mais en particulier pour le secteur THR », explique Miarana Rama­holison experte en THR. Selon cette spécialiste, les besoins de formation du personnel d’une entreprise prennent tout leur sens dans la mesure où une entreprise doit disposer de personnel apte à satisfaire les exigences évolutives de l’environnement des affaires.

Improvisation
« Dans le secteur THR, beaucoup s’improvisent gérant d’établissement hôtelier dès lors que l’occasion d’en fonder se présente. Sans les compétences managériales adéquates et encore moins le personnel qualifié, ces établissements auront du mal à sortir du lot dans la mesure où la concurrence est rude dans ce secteur d’activité en particulier », argue Miarana Ramaholison. Ainsi à défaut de formation continue professionnalisante, le gérant ou propriétaire se charge lui-même de former son personnel. Les hôtels-restaurants participent volontiers quand il y a des opportunités de formation de groupe organisées gracieusement ou à faible coût.
Dans tous les cas, les micros ou petites entreprises n’investissent point dans la formation. De ce fait, le secteur THR souffre du manque de qualité de service et de compétence au niveau de ses ressources humaines alors qu’il fournit 4,6% d’emplois directs et 13,3% d’emplois indirects créés, ainsi que 5,9% du PIB. Le défi est donc de redynamiser ce secteur en renforçant les offres de formation continue professionnalisante répondant aux besoins des
professionnels du secteur.

 

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