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Vols vers Nosy Be – Des conditions inhabituelles décalent

De  lourdes  conditions  pour  les  compagnies  aériennes pour  pouvoir  desservir  Nosy  Be.

Les conditions imposées par l’État malgache pour la reprise de dessertes aériennes internationales vers Nosy Be sont loin de faire l’unanimité. L’île aux parfums est prise en otage.

Toujours pas d’affluence sur le site touristique le plus prisé de la Grande île. Nosy Be n’est pas encore accessible par vols internationaux. Les autorités font preuve de prudence par rapport au fait que Nosy Be soit une passoire pour le trafic illicite de richesses naturelles. Allier tourisme et lutte contre les trafics s’avère ainsi compliqué à gérer. Dans une émission hebdomadaire, la ministre de la Communication et de la culture, porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo a annoncé que des douaniers malgaches seront affectés de façon permanente à l’aéroport d’Addis Abeba pour effectuer des fouilles à l’arrivée des vols en provenance de Madagascar.

Contactée, Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne très présente sur la desserte Nosy Be, dit être en négociation avec les autorités malgaches, en ce qui concerne cette proposition d’affecter des agents de douane. Ethiopian Airlines n’est donc, pour le moment, ni pour ni contre cette exigence. « Nous ne pouvons pas encore nous prononcer.Les négociations sont en cours » indique juste une source auprès de la compagnie.

Dans le monde

Air Austral se dit prête à reprendre les vols commerciaux vers Nosy Be mais attend l’autorisation des autorités malgaches. Cette compagnie avait par ailleurs espéré reprendre la desserte Réunion-Toamasina, mais les autorités malgaches n’ont pas fait suite aux demandes d’autorisation formulées par la compagnie française.

De nombreux observateurs se posent des questions sur cette condition d’affecter des douaniers malgaches à Addis Abeba pour des fouilles à l’arrivée à l’aéroport d’Éthiopie. Cet aéroport a été indiqué comme étant un passage obligé pour les trafiquants à destination de Dubaï. « Les trafiquants peuvent emprunter plusieurs passages pour arriver à leurs fins. Ce n’est pas seulement à Addis Abeba. Ils peuvent contourner via Moroni, Mayotte, Maurice, Afrique du Sud, Kenya, Paris pour faire passer leurs marchandises. Je ne vois pas pourquoi, vouloir revérifier les bagages des voyageurs seulement à Addis Abeba » livre un voyageur habitué. Une autre source indique qu’aucun pays au monde n’affecte des douaniers dans un autre pays pour pouvoir mieux contrôler les bagages et les passagers hors frontière. « Quid des douaniers et police de l’air et des frontières de Madagascar ? Nos aéroports internationaux ne sont-ils pas équipés pour ce faire ? Cette décision pourrait toucher la souveraineté de l’État éthiopien » réagit-elle.

Pourtant, un mémorandum d’entente serait en cours de finalisation entre l’État malgache et l’agence de renseignements éthiopienne, selon les explications de la ministre de la Communication. Les pourparlers pour la reprise des compagnies Airlink et Kenya Airways sont également en cours selon la porte-parole du gouvernement. En tout cas, trois membres du gouvernement sont descendus à Nosy Be la semaine dernière pour rassurer les opérateurs touristiques de l’île. Il s’agit du secrétaire d’État en charge de la gendarmerie, du ministre du Tourisme et du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. Ils ont discuté avec les acteurs locaux des mesures à prendre en vue de la réouverture de frontières aux passagers internationaux.

1 commentaire

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  • Destination Madagascar devient impossible,a moins d’etre trés riche. En effet un billet AR NICE/PARIS/TANA/DIEGO
    2800 euros en classe Economique.
    Qui dit mieux ? les autorités de l’aviation civile Malgaches , sont des incompétents ou bien MADAGASCAR pays classé parmi les pas riches n’a pas besoin de devises pour son économie et peut se passer de l’industrie touristique.
    Il est vraie que les autorites préferent les aides et les subventions plustot que de developper une economie au service de tous.