Élection présidentielle - Le député d’Ikongo veut plafonner les fonds de campagne


Brunelle Razafintsiandraofa affirme être en pleine rédaction de deux propositions de loi. L’une d’elles concerne le plafonnement des fonds de campagne pour la présidentielle. Deux propositions de loi. C’est ce que le député Brunelle Razafintsiandraofa, vice-président de l’Assemblée nationale, compte inscrire à l’ordre du jour de la prochaine session ordinaire du Parlement. Une information qu’il a partagé aux citoyens de sa circonscription, durant un meeting qu’il a tenu à Ikongo, le 29 mars. La première des deux propositions de loi que compte initier le député d’Ikongo touche à un sujet brûlant, le plafonnement des fonds de campagne. Il précise que ce plafonnement concerne les fonds de campagne des candidats à l’élection présidentielle. «Il faut plafonner les fonds de campagne. Ce sont ces sommes énormes investies dans la propagande qui posent problème puisque l’intéressé, lorsqu’il est élu, s’applique plus à payer ses dettes à des créanciers au lieu de se concentrer au développement», affirme Brunelle Razafintsiandraofa. L’argument que le membre du bureau permanent de la Chambre met en avant pour motiver son initiative de loi pourrait, à nouveau, faire grincer des dents dans les rangs du camp présidentiel dont il est issu, pourtant. En proposant une loi sur le plafonnement des fonds de campagne, par ailleurs, l’élu d’Ikongo réveille un sujet presque honni par une partie importante des acteurs politiques, surtout des grosses écuries politiques. Rallonge de la période de campagne Le plafonnement des fonds de campagne, surtout pour la présidentielle, est requis par la quasi-totalité des Organisations de la société civile (OSC), et d’autres acteurs politiques et juridiques. Ils avancent la probité des campagnes et l’égalité des chances des candidats comme arguments. Le sujet n’a toutefois pas convaincu les acteurs politiques, notamment les parlementaires, durant le processus d’élaboration et d’adoption des textes électoraux, en 2018. Jusqu’ici, la question du plafonnement de campagne est soigneusement tenue à l’écart des débats sur d'éventuelles améliorations du cadre juridique des élections. «Je compte proposer l’inscription de mes deux propositions de loi à la première session ordinaire du Parlement. Si elles ne passent pas, je les inscrirai pour la deuxième session. Tôt ou tard, elles seront débattues au Parlement », table l’élu d’Ikongo. Le second texte que l’élu d’Ikongo compte défendre devant ses pairs à l’institution de Tsimbazaza et les sénateurs concerne la rallonge de la durée de la campagne électorale. Ici encore, l’élection présidentielle est concernée. «Avec le mauvais état des routes et l’enclavement de certaines localités, un mois ne suffit pas pour faire une campagne électorale», soutient le vice-président de l’Assemblée nationale. Le député Razafintsiandraofa a déjà connu une déconvenue devant le Parlement lorsque sa proposition de loi sur la légalisation du «Taoka Gasy», a été rejetée par le Sénat. Face aux habitants d’Ikongo, il a affirmé qu’il compte revenir à la charge sur le sujet. Sauf revirement, le membre du bureau permanent de la Chambre basse compte ainsi défendre trois propositions de loi, cette année. Le 29 mars, Brunelle Razafintsiandraofa a indiqué que sa proposition de loi sur le «Taoka Gasy» a été votée par les députés, puisqu’il a pu convaincre «ses amis», à l’institution de Tsimbazaza. Reste à voir ce qu'il en sera après ses récentes sorties virulentes contre le camp présidentiel.
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