Region

Mahajanga – Nouvelle démarche contre la corruption

Une partie des participants à l’atelier sur le renforcement de capacité des OSC dans la lutte contre la corruption.

Des représentants d’organisations de la société civile ont suivi un atelier sur la lutte contre la corruption. En fait, leur engagement est la base de la réussite de cette lutte.

Dans le cadre de la collaboration entre le Bianco et le projet SFF/Projet de développement communal inclusif et de décentralisation (ProDéCid) de la coopération allemande Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), un atelier provincial sur le « renforcement de capacités des Organisations de la société civile (OSC) en matière de veille, interpellation et plaidoyer sur la lutte contre la corruption » s’était tenu mercredi et jeudi, à l’hôtel du Phare à la Corniche Mahajanga.

« L’engagement des acteurs non étatiques à la lutte contre la corruption est l’une des conditions sine qua non de réussite de celle-ci. Pourtant peu d’OSC œuvrent dans ce domaine, et beaucoup ne connaissent encore l’environnement de cette lutte, encore moins les stratégies efficaces en matière de veille, d’interpellation, et de plaidoyer en la matière », a expliqué un intervenant.

Plan daction
Pour pallier cela, l’atelier a été axé principalement sur trois points importants. Ainsi, la première journée a été consacrée sur la mise à niveau d’information sur l’environnement de la lutte contre la corruption, entre autres, la stratégie nationale de la lutte contre la corruption, les lois en vigueur, ainsi que les innovations majeures.
La branche du Bianco de Mahajanga a aussi apporté des précisions sur les rôles des OSC dans la lutte contre la corruption. La deuxième journée a été dédiée au renforcement des capacités des OSC sur les stratégies et techniques de veille, d’interpellation et de plaidoyer.

L’objectif principal de l’atelier consistait à insérer tous les membres des OSC présents dans le « pool de donneurs d’alerte ». À l’issue du séminaire, un plan d’action pour les quatre secteurs d’intervention choisis par les participants, à savoir, la justice, la santé, l’environnement et l’éducation, a été ensuite élaboré avec la mise en place du pool de donneurs d’alerte pour les régions Boeny, Betsiboka et Sofia.

Une trentaine des membres des OSC, dont des représentants du KMF/CNOE, de Justice et Paix, d’Alliance Voahary Gasy (AVG), du Komanga, du Durell, de l’Asity, ainsi que des journalistes venant de différentes associations des trois régions, ont participé activement à cet atelier.