Culture

Spectacle – Slam : Dystopie cocasse de « La planète des Songes »

System-D nous convie à embarquer pour un voyage inédit vers « La planète des Songes ».

Embarquement immédiat, vers une planète qui nous serait plus qu’adéquat. Un monde où l’être humain ne serait plus roi, mais plutôt considéré comme un paria. On lui doit un monde pollué et dépouillé de sa nature, une planète qu’il a alors privée de sa verdure. Gavant les autres êtres vivants de ses mensonges, l’homme disparait et laisse ainsi place à « La planète des Songes ». On ne saurait vous livrer tout un article en proses ou en rimes pour annoncer ce spectacle inédit qui égayera la scène de l’IFM Analakely ce samedi 28 février à 19h. Le talent des trois artistes qui le peaufinent actuellement en coulisses, on ne l’a pas. Trois slameurs représentatifs d’une génération créative et passionnée, System-D, Gad Bensalem, et Tagman Namgat se retrouvent ainsi pour surprendre le public à travers ce spectacle.
« La planète des Songes » comme il s’intitule, dont on a déjà eu un aperçu dans le cadre du projet « Das Haus » du Cercle germano-malgache (CGM), s’apparente plus à une pièce théâtrale en soi. Entre poésie, slam et illustration audio-visuelle, elle dépeint un futur post-apocalyptique où la planète bleue, débarrassée des humains, est désormais dirigée par des singes. Une fois ce tableau mis en scène, on suit alors les péripéties de Jean Babouin, grand reporter de TV Singerie, parcourant ce monde et enquêtant sur la vie des êtres survivants.

Écologique et humoristique

Écrit et interprété par le talentueux System-D, et
produit par l’IFM Analakely, « La planète des Songes » remet en question l’impact que l’homme a sur cette planète bleue et teintée de verdure qu’il épuise. De là, on songe ainsi à la vie que vivraient les autres si l’on n’était plus là. Une dystopie qui peut être aussi bien inquiétante que rassurante, grâce à la mise en scène de Gad Bensalem et aux illustrations en vidéo de Tagman Namgat. System-D nous l’illustre avec une bonne dose d’humour. Habituellement engagé envers la société dans chacun de ses textes, il aborde ainsi avec un certain recul la question de l’environnement. Avec humour et justesse, il exprime les interrogations et les sentiments d’angoisse qui l’habitent. Ensemble, nos trois artistes jouent avec les codes de la science-fiction et du roman d’anticipation, à l’image de ce que dépeint l’œuvre de Pierre Boule « La planète des singes » sortie en 1963. À travers une série de reportages, Jean Babouin se découvrira sous divers aspects, que ce soit sur un ton sérieux ou un brin taquin, le personnage nous embarque pour une épopée transcendante dans une planète qui nous est à la fois familière et inconnue. Reportage !

 

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