Economie

Modèles d’affaires – Un business school à l’européenne à Antananarivo

Alain Fronteau, Directeur du développement International de l’Istec de Paris, est venu à Antananarivo

Choix économique. L’arène de la formation en commerce et administration des affaires dans la capitale est rejointe par un établissement parisien qui va délivrer des diplômes français. Hier a été présenté l’avantage économique d’une formation sur place  octroyée par l’Institut Supérieur des Sciences, Techniques et Economie Commerciales ou Istec de Paris. Cet institut ouvrira ses locaux dans la capitale pour recevoir ses premiers étudiants dès Avril. Classé parmi les meilleures écoles de commerce et de marketing en France, l’Istec s’établit à Madagascar pour répondre aux besoins locaux en cadres opérationnels et en dirigeants disponibles de suite. « Il faut toujours penser au retour sur investissement, c’est-à-dire l’impact palpable de ce que l’on a investi pour les études. Dans  une optique de réductions des coûts en se formant à Madagascar même, l’Istec veut sensibiliser par rapport à la valeur des études supérieures choisies et l’assurance d’une embauche une fois les études terminées. Ce sont les entreprises qui embauchent et celles-ci sont exigeantes dans la sélection des ressources qu’elle va rémunérer », indique Alain Fronteau,  Directeur du développement International de l’Istec de Paris, lors de la présentation de l’institut parisien hier. C’est dans une logique d’économie de moyens que les formations dispensées par l’Istec sont proposées à Antananarivo. « Les coûts énormes engagés dans la scolarisation pour un cursus en terre étrangère sont immédiatement écartés à travers l’implantation de l’Istec à proximité même des Malgaches désireux se former dans le commerce, le marketing, le digital, l’entrepreneuriat », rajoute le directeur local de la branche de l’Istec, Sarobidy Tsohara.

Moindres coûts

Enseignant reconnu dans le milieu des affaires, Sarobidy Tsohara va diriger l’Istec à Madagascar et table sur l’importance « des économies réalisables en faisant les études sans se déplacer ailleurs tout en ayant la chance d’obtenir un diplôme français à la fin du cursus ». Dans le cadre d’une  comparaison, il a été révélé que 7 000 dollars sont requis aux Etats-Unis en moyenne pour un étudiant étranger pour finir une année d’études tandis qu’en Europe, il s’agit d’environ 10 000 euros. Compte tenu de ces chiffres, développer le potentiel intellectuel sur place est rentable étant donné que les métiers se rapportant aux affaires et au commerce pullulent chaque jour. « A partir de la troisième année d’études, le choix est laissé aux étudiants par rapport à la poursuite du parcours à l’étranger ou ici à Madagascar même. L’essentiel étant l’emploi suffisamment rémunéré qui puisse être trouvé après le cursus », précise Alain Fronteau. Le lancement de l’Istec de Paris à Antananarivo est devenu possible grâce à un partenariat établi avec un institut local qu’est l’HEDM ou Hautes Etudes en Droit et en Management. L’Istec implanté dans la capitale va favoriser « l’alternance », c’est-à-dire le mode de formation financé par les entreprises.