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Affiliation sociale – L’OMIT de Toliara attend une réorganisation

Après l’affaire d’un détournement de près d’un milliard ariary, découvert au mois de juin 2019, l’Organisation médicale interentreprises de Toliara (OMIT) continue de faire face à d’autres formes d’abus. Le Conseil d’administration, composé notamment de représentants du ministère de la Fonction publique, de celui de la Santé et du secteur privé est secoué par une autre affaire, remise entre les mains du tribunal.

Un inspecteur de travail, membre actuel du CA de l’OMIT est soupçonné d’abus et de conflit d’intérêt. Les charges qui pèsent sur lui sont, entre autres, le « détournement de budget » destiné pour le carburant de l’OMIT au profit de ses déplacements professionnels au sein de la direction régionale de la Fonction publique à Atsimo-Andrefana. Et que les cotisations n’auraient pas été versées dans la caisse de l’organisation. Il est également accusé de « prise d’avantages injustifiés » en octroyant des avantages et des médicaments aux membres de sa famille alors qu’il ne pourrait en faire bénéficier sa famille.

L’inculpé attend son procès, renvoyé pour la deuxième fois au 3 février. Il réfute les accusations portées contre sa personne, avançant que le carburant est justement utilisé pour accomplir ses missions auprès de l’OMIT. « C’était la fin de l’année 2019 et nous devons entamer des recouvrements de cotisations impayées par des entreprises membres de l’OMIT, éparpillées dans la ville. Concernant les dits avantages injustifiés, il y a des textes qui spécifient les avantages obtenus par les membres du CA de l’OMIT, y compris les familles», répond-il.

Toujours est-il que l’affaire est jugée importante vu son passage devant le juge d’instruction. En 2019, les auteurs d’un détournement d’un milliard d’ariary, également membres du CA de l’OMIT à l’époque, ont bénéficié de deux ans de sursis et d’une amende modique de 100 000 ariary. Cette affaire est montée en appel, mais elle n’a pas encore abouti. Ces deux cas de figure de détournement amènent à revoir l’organisation interne de l’OMIT qui devient une vache à lait pour les dirigeants et les membres du Conseil d’administration, au grand dam des adhérents.

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