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Présidentielle – Le Président clôt le débat sur le référendum

La messe est dite. « Je réaffirme ici que la présidentielle se tiendra cette année selon le calendrier prévu par la Constitution », a lancé Hery Rajaonarimampianina, président de la République, dans son discours de présentation de vœux des corps constitués et diplomatiques, hier, au palais d’État d’Iavoloha.
Déjà martelé par les autres chefs d’Institution, l’annonce déclamée par le numéro un de la République, hier, accompagné de la mention suivant les prescrits constitutionnels, devrait mettre un terme aux débats et incertitudes quant à une révision de la Constitution. Cette éventualité a agité le microcosme politique depuis plusieurs mois. Les Organisations de la société civile (OSC), sont même entrées dans les débats pour appuyer la levée de bouclier contre l’organisation d’un référendum visant à faire adouber, par la population, la retouche de la Loi fondamentale.
Si l’on s’en tient aux propos du chef de l’État donc, les deux tours de la présidentielle devraient se tenir entre le 24 novembre et le 24 décembre, selon certains et entre le 25 novembre et 25 décembre, selon d’autres en référence aux termes de l’alinéa 1er de l’article 47 de la Constitution. « L’élection du président de la République a lieu trente jours au moins et soixante jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice », prévoit cette disposition.
Cette déclaration présidentielle pourrait, également, tuer dans l’œuf l’option d’une initiative parlementaire de proposer la révision de la Constitution. Une idée qui a germé dans les esprits des parlementaires pro-pouvoir après la séance de consultation avec le gouvernement, en décembre. Un échange qui aurait essentiellement, porté sur les contraintes imposées par l’article 47 de la Loi fondamentale sur l’organisation de la présidentielle.
Lors du petit déjeuner de presse qu’il a donné, le 28 décembre, Solonandrasana Olivier Mahafaly, Premier ministre, a indiqué que la décision de l’opportunité de l’organisation d’un référendum constitutionnel ou non n’appartient pas à l’Exécutif seul. Le chef du gouvernement a fait référence aux cogitations au Parlement. Vue « l’allégeance », des députés et sénateurs pro-pouvoir à Hery Rajaonarimampianina, il est peu probable qu’ils aillent à l’encontre de la position présidentielle.
Pour contourner les impératifs constitutionnels sur le processus électoral, l’Exécutif présidé par le locataire d’Iavoloha devrait miser sur les consultations des « acteurs électoraux », qui devraient conduire à « un accord politique ».

Garry Fabrice Ranaivoson