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Blueline – Hausse du tarif d’Internet

Blueline annonce la révision de son tarif d’Internet pour le mois de février. La dépréciation de l’ariary est derrière le coup.

La dépréciation de la monnaie nationale commence à se faire sentir dans les activités des entreprises à Madagascar. Après la hausse du droit d’acquisition ou de renouvellement du passeport électronique, c’est au secteur télécom, du moins l’Internet, qui annonçait une révision de ses tarifs dans les prochains mois. Les abonnés de Blueline avaient eu la désagréable surprise de recevoir un mail annonçant la révision tarifaire. Pour justifier cette hausse, l’opérateur avance la dégringolade de la monnaie nationale. La facture du mois de février, la date annoncée pour cette révision, risque ainsi d’être salée pour ses clients.
«En conséquence de la dépréciation de l’ariary, et malgré nos efforts pour en contenir le plus longtemps possible les répercussions, nous sommes aujourd’hui contraints de revoir notre tarification pour l’année 2018; ceci afin de garantir la qualité et la disponibilité de service, qui sont et resteront notre priorité», indique la société Blueline. Pour les autres opérateurs, aucune révision de tarif n’est encore annoncée. Leurs abonnés semblent encore être épargnés par cette vague.

Marge amenuisée
Cette hausse était prévisible. La plupart des charges des opérateurs, la location de satellite ou d’autres infrastructures, la prestation de ses fournisseurs, tout est facturé en dollar ou en euro. La dégringolade n’arrange pas du tout la situation. La marge des opérateurs s’est amenuisée. L’année dernière, un opérateur a dû opérer une restructuration de ses tarifs internet pour amoindrir ses charges et assainir la situation. Blueline ne fait que suivre ce pas. Il va sans dire que cela va avoir un sacré impact au niveau des consommateurs et des entreprises.
Par ailleurs, pour les autres segments du marché, la hausse n’est pas encore au rendez-vous pour les usagers de la téléphonie mobile. Il n’y a pas encore de hausse en vue, comme l’a confirmé un responsable auprès d’un opérateur joint au téléphone hier. Bien que dans d’autres localités, non loin de la capitale même, où les détaillants font roi, l’achat de crédit téléphonique est majoré de 100 ariary. Une situation qui laisse les clients dans le désarroi. Si l’on redoutait la hausse du prix du carburant, cette fois-ci, c’est la télécommunication qui a pris les devants.

Lova Rafidiarisoa