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Antsiranana – Deux policiers pris pour des voleurs

La  police  n’a  pas  encore  procédé  à  des  arrestations.

Envoyés en mission dans une zone limitrophe des districts d’Antsiranana I et II, deux policiers ont été pris pour des voleurs. Ils ont été roués de coups.

Une opération de vol de zébus a mal tourné à Anamakia, un fokontany situé à 7km de la ville d’Antsiranana, où les habitants ont roué de coups trois policiers pendant qu’ils effectuaient leur mission dans ce village réputé par la production de mangue, mais soupçonné comme itinéraire des voleurs venant des communes dans la partie ouest du district d’Antsiranana-II.

Deux d’entre eux sont évacués dans la capitale aujourd’hui (vendredi) à cause de la gravité de leurs blessures. Ils sont encore dans le coma, selon les explications.

Pris pour des voleurs

De sources policières, la drame s’est produit dans la nuit de mercredi pendant laquelle ces policiers y ont débarqué pour repérer les voleurs lorsqu’ils ont eu des informations fournies par les villageois. Quelle coïncidence! vers 01h du matin, ils ont croisé, dans une même circonstance, des individus conduisant une charrette et un autre qui a amené du bétail avec à une corde. Paniqué par la présence policière, ce dernier a tout de suite pris la fuite. Ce qui a poussé les trois policiers à déclencher sa poursuite.

Mais, tout d’un coup, il a appelé à l’aide au fokonolona que des voleurs sont dans le village. Les villageois se sont réveillés et ils les ont pris pour des voleurs et faux policiers. D’autant plus que quelques semaines de cela, du bétail a été volé dans ce village. Selon des témoignages, les habitants se sont jetés sur eux et les ont tabassés avec des bâtons et «hache», même s’ils leur ont montré leur papier officiel. Ils n’ont pu ni se protéger ni défier cette foule en colère nourrie par un seul objectif, celui de les tuer. Résultat, ces policiers ont subi plusieurs blessures graves sur leur corps. Lors de cette « justice populaire », des inconnus ont aussi pris leurs armes et leurs téléphones. Mais, le lendemain, ils les ont rendus à la gendarmerie. Heureusement, l’un d’entre eux a pu échapper de cette colère et alerté ses collègues. C’était après les exécutions que quelques habitants ont reconnu qu’ils sont de la police .

Il faut savoir que ces agents de la police étaient en tenue civile et armés.

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