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ÉLECTRICITÉ – La panne de courant paralyse

Les techniciens de la Jirama en pleins travaux.

L’approvisionnement en électricité est de nouveau perturbé dans le réseau interconnecté d’Antananarivo (Ria). La Jirama évoque quelques problèmes techniques.

Une nouvelle grande panne électrique dans le réseau interconnecté d’Antananarivo (Ria), depuis jeudi soir. Certains quartiers ont été sujets à des coupures de courant à répétition. D’autres quartiers ont été privés d’électricité pendant plus de 24 heures. « La coupure a duré presque toute la nuit. Le matin, l’électricité a repris, sauf que la puissance était trop faible et donc sa puissance ne suffisait pour faire fonctionner nos appareils », témoigne une mère de famille à Ivandry.

La Jirama parle d’un gap de production en électricité dans le Ria, suite à la panne du groupe 3 (G3) dans la centrale hydro­électrique d’Andekaleka, qui produit 32 MW, pour expliquer ces délestages tournants. La compagnie nationale d’eau et d’électri­cité évoque, par ailleurs, d’autres problèmes techniques, notamment, des problèmes de câble souterrain, ayant provoqué des coupures de plusieurs heures dans certains quartiers comme à Nanisana, à Betongolo, à Ampa­sampito, depuis jeudi soir.

« C’est injuste »

Les techniciens de la Jirama sont en plein travaux de réparation. L’essai de l’injection de la production du G3 sur le Ria a été prévu se tenir, hier. L’approvisionnement en électricité a repris à la normale dans certains quartiers, hier en fin d’après-midi. Ailleurs, les coupures persistent. Après les orages qui se sont abattus à Antananarivo, hier, la coupure revient dans plusieurs quartiers. À Anosipatrana comme à Itaosy, cela a duré plusieurs heures. Ces coupures poussent à bout des clients de la Jirama. « C’est injuste. Tous nos produits alimentaires sont endommagés », assène une femme qui vit à Betongolo.

À Itaosy, des clients de la Jirama s’invitent à manifester dans la rue, contre cette coupure qu’ils jugent de trop. Un ex-chef d’insti­tution, lui aussi victime du délestage, alerte sur un risque d’explosion sociale. « (…) Troisième coupure de la matinée. Voulez-vous provoquez une révolution ou quoi ? », publie-t-il sur le réseau Facebook, hier. La patience est de mise, la fin de délestage n’est prévue qu’en 2028.

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