Océan indien

Attaque à Malartic – L’agresseur mis en examen pour violences

Au tribunal hier, Mirfaki Moinache a été mis en examen pour violences  avec arme. La thèse de l’apologie du terrorisme a, pour l’instant, été écartée.

Mirfaki Moinache, le jeune de 20 ans qui avait menacé d’égorger une adolescente et crié « Allah Akbar » en plein commissariat, est arrivé hier après-midi au tribunal. Il a été mis en examen pour violences avec arme. Par contre, le procureur n’a, pour l’instant, pas retenu l’apologie du terrorisme.

Le suspect a prétendu qu’il était en conflit avec son père à la suite d’une dispute. Il aurait ainsi voulu faire un coup d’éclat médiatique pour attirer la honte sur ce dernier.

Dans ces conditions, il n’aurait pas trouvé mieux que de s’en prendre à une innocente prise au hasard quand il s’est présenté samedi vers 14 heures au portail de Malartic. Là, il a franchi sans difficulté la grille d’entrée dont l’ouverture est commandée à distance depuis l’accueil. Une fois dans l’enceinte, Mirfaki Moinache s’est emparé au hasard d’une adolescente de 16 ans, venue dans le cadre d’un dépôt de plainte.

Tout en la maintenant fermement, il lui a placé un couteau sous la gorge. C’est ainsi qu’il a fait irruption avec son otage dans le hall du commissariat.

Non radicalisé

Les policiers présents l’ont mis en joue avec sang froid. À l’issue de sommations réitérées, Mirfaki Moinache a finalement relâché sa victime et laissé tomber son couteau au sol. C’est au moment de s’allonger comme l’exigeait les fonctionnaires de police qu’il a lâché le fameux «Allah Akbar!» des djihadistes en pleine action. Dans un tel contexte de terreur, il n’est pas rare que des radicalisés cherchent à mourir en martyrs en se faisant abattre par les forces de l’ordre.

En tout cas, Mirfaki Moinache a expliqué aux enquêteurs qu’il avait poussé le cri de guerre des islamistes «pour faire honte à son père musulman», une fois encore. Les policiers ne prennent pas pour argent comptant cette version. Ils vont explorer la mémoire de l’ordinateur saisis à l’appartement du suspect à Sainte-Clotilde lors d’une perquisition opérée très tard dans la soirée de samedi. Par contre, ils n’ont pas trouvé trace d’un document ou d’un écrit laissant à penser une quelconque radicalisation.

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