ARRESTATION - La garde à vue du SG du TIM prolongée


Le secrétaire général du TIM est toujours à la gendarmerie de Fiadanana. Il attend toujours son défèrement au parquet et les partisans du TIM font pression pour sa sortie. Arrêté lundi du côté d'Andohan'Analakely, Rina Randriamasinoro, secrétaire général du parti "Tiako i Madagasikara" (TIM) était toujours à la section de recherche de la gendarmerie de Fiadanana, jusqu'à tard hier soir. Selon une source auprès de la gendarmerie, il est toujours à Fiadanana et est plutôt en bonne santé. Son défèrement au parquet était initialement prévu mardi matin, mais il n'est pas arrivé au tribunal de première instance d'Anosy. Dans l'après-midi, ses proches ont communiqué qu'il allait être déféré hier car sa garde à vue de 48 heures est prolongée de 24 heures, dont la raison reste en ce moment un mystère. Pourtant, jusqu' en début de soirée hier, il était toujours à Fiadanana, malgré la venue de plusieurs partisans du TIM, dont quelques députés, à la gendarmerie de Fiadanana, dans l'après-midi d'hier. Lundi, après à peine une heure de manifestation, Rina Randriamasinoro descendait tranquillement l’escalier près du tunnel d'Ambohidahy et s’est fait arrêter par les forces de l'ordre au moment où il marchait vers Andohan' Analakely. Les partisans du TIM crient à la détention arbitraire de leur secrétaire général.

Les faits

D'après Fidèle Razara Pierre, député issu du TIM, la prolongation de 24 heures de sa détention s'est terminée hier à 17 heures et il devait impérativement être déféré. Dans le cas contraire, la détention devenait arbitraire. La garde à vue devait se terminer hier à 17 heures et le dossier devrait être envoyé au procureur de la Républi­que selon toujours le parlementaire. Avec le manque d'information, les rumeurs ne cessent de circuler, surtout sur les réseaux sociaux. Selon un juriste, la garde à vue de 48 heures peut être prolongée pour cause spécifique à l'enquête, ce qui explique la légalité, jusqu'ici, des actes de la gendarmerie. L'opinion est en ce moment avide d'informations concernant le cas de Rina Randriamasinoro, surtout après l'annonce du collectif des candidats de la reprise de la manifestation pour essayer de prendre la place du 13 mai. Un des gardes du corps de l'ancien Président Marc Ravalomanana a aussi été appréhendé ce jour-là et il est lui aussi toujours en détention.
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