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Parlement – Une session bien ordinaire

La  présidente  de  l’Assemblée  nationale,  Christine  Razanamahasoa,  n’aura  pas  à  sonner  le  tocsin.

Comme le veut la Constitution, la deuxième session du Parlement démarrera le troisième mardi d’octobre. Au regard de la situation, le rendez-vous pourrait être relativement calme.

Rendez-vous le 19 octobre donc. La Consti­tution dispose, en effet, que la deuxième session ordinaire du Parlement démarre le troisième mardi du mois d’octobre.

D’habitude, les péripéties à l’Assemblée nationale animent les sessions parlementaires. Au regard de la conjoncture, toutefois, celle à venir pourrait être presque banale.

Sauf rebondissement durant les prochains jours, il ne faudrait pas s’attendre à des clashs entre parlementaires, ou encore, entre des députés et des membres du gouvernement durant la prochaine session parlementaire. La première raison est que la mise en place du nouveau gouvernement est trop récente.

La nouvelle équipe gouvernementale a été présentée officiellement, le 15 août. Jusqu’ici, les députés de la coalition présidentielle IRD et ceux du Groupe parlementaire pour la République (GPR), martelent leur satisfécit quant à la composition de l’équipe de Christian Ntsay, Premier ministre.

L’IRD compose la majorité au sein de la Chambre basse. Son alliance avec le GPR donne une superpuissance politique au sein de cette institution. L’alliance IRD – GPR a, cependant, été proche de la rupture à un moment donné. L’accélération des projets étatiques dans les districts et l ‘effort de renouvellement du visage de l’effectif gouvernemental semble avoir mis à plat les dissensions.

À Ambovombe, la semai­ne dernière, le député Philobert Milavonjy, président du GPR, a scandé son soutien aux projets de développement, de Andry Rajoelina, président de la République.

En face, les députés d’opposition devraient donner de la voix pour torpiller les actions étatiques. La principale ligne opposante à l’Assem­blée nationale, à savoir le groupe Tiako i Madagasikara (TIM), devra, toutefois, également, s’afférer à régler ses soucis en interne. La cohésion dans ses rangs a, en effet, été rudement mise à l’épreuve lorsque de les députés Hanitra Razafimanantsoa, Fidèle Razara Pierre, notamment, ont décidé de lancer leur propre mouvement médiatique Miara-manonja.

Contrepartie?

Dans les rangs du TIM, cette initiative qui est raccourcie à une intention de s’émanciper de l’influence de Marc Ravalomanana, président national de ce parti d’opposition, n’est pas digérée, jusqu’ici. Si le TIM devra à la fois gérer ses affaires internes tout en essayant de garder son statut de principal opposant parlementaire du pouvoir, les députés indépendants, non affiliés, sont, visiblement, ceux qui pourront concentrer leurs forces à torpiller le pouvoir.

La posture de ces derniers vis-à-vis de la politique étatique est souvent circonstancielle, cependant.

Un paramètre qui est presque passé inaperçu devrait, également, contribuer à l’apaisement de la prochaine session parlementaire. L’institution de Tsim­bazaza a, en effet, bénéficié d’un transfert de crédit, à temps, pour éviter que ses membres et son personnel aient à nouveau des problèmes avec le paiement de leurs soldes et indemnités.

Ce fait, causé par un gap dans le budget de l’Assemblée nationale a failli réveiller les démons de la mention de censure contre le gouvernement, à la veille de la deu­xième session ordinaire du Parlement, en 2020.

Comme prévue par la Constitution, du reste, la seconde session ordinaire du Parlement, doit être essentiellement consacrée à l’adop­tion de la loi de finances. Il est probable que les députés veuillent batailler pour une hausse des crédits accordés à certains départements qui mènent des projets qu’ils estiment importants dans leur circonscription respective.

Des projets de loi de ratification des accords de prêts signés à Paris, en septembre, seront, aussi, à l’affiche de la cette session budgétaire.

Les accords de Paris portent sur le financement du projet de construction de téléphérique à Antananarivo et sur celui de l’extension de la centrale hydroélectrique de Mandraka III. Depuis hier, des bruits courent selon lesquels des députés projettent de réclamer une contrepartie budgétaire pour chaque district, en échange de l’adoption des projets de loi de ratification des accords signés dans la capitale française.

Les élus qui ont pu être contactés réfutent, toutefois, l’information.

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