Chronique

Gastronomie : Les produits ethniques, un concept porteur

La manifestation hébergée du 27 au 29 septembre par l’Alliance française d’Antananarivo n’était pas tout à fait ce qu’on appelle, sous d’autres latitudes, un Salon des produits ethniques, mais, par sa nature même elle en était très proche. Les propos de Jean-Paul Clément, directeur général des Alliances françaises, en font foi : « On reste fidèle à la tradition avec la promotion des produits liés à la bonne cuisine, à la valorisation du patrimoine culinaire d’ici et d’ailleurs, et aussi à un esprit d’ouverture ». Ce fut aussi pour cette chronique, l’opportunité de vérifier une assertion : Comme le soutient l’écrivain Marcel Proust, rendu à l’évidence par de simples petites madeleines, les souvenirs les plus tenaces sont ceux véhiculés par les odeurs et les saveurs. On ne s’étonnera, dès lors, pas que notre mémoire et nos papilles aient été transportées des années en arrière, plus exactement en 2001 quand se tenait à Paris l’European ethnic and speciality food Show.

L’objectif de ce Salon d’avant-garde était la promotion des ingrédients, plats, boissons, pâtisseries ethniques propres à un pays ou même à une région. Les participants venus des cinq continents faisaient étalage d’originalité et de savoir-faire pour valoriser leurs richesses culinaires. Madagascar y disposait de deux stands.

Sans colorant

Dans le premier, Mariette Andrianjaka entourée de deux restaurateurs malgaches d’Antananarivo et de Vaujours s’est surpasséepour faire apprécier par les hôtes sa cuisine de grande tradition. Il est vrai que la marraine du « Haify », membre des plus prestigieuses confréries, pour ne citer que celle de la Marmite d’Or, vieille de plus de sept
siècles, ou celle des Chevaliers de Provence dont elle était la seule femme-connétable, avait donné un tournant décisif à sa carrière en se consacrant, désormais, à la cuisine de son pays. Dans le second stand, des promoteurs comme Codal ont présenté des packages mettant en valeur la richesse du terroir malgache.

Les stands malgaches étaient certes moins sonores que ceux des États-Unis ou du Mexique qui ont mobilisé des musiciens et des danseurs bien de chez eux. Mais le cadre reconstituant un village des Hauts-plateaux et les
dégustations ont assuré l’équilibre et suscité l’intérêt des personnalités, pour ne citer que le président de l’Institut de gastronomie française.

Comme maintes fois souligné lors de la Conférence programmée dans le cadre du Salon, vendre des produits ethniques contribue largement à faire connaître un pays, et à développer son économie. En attendant, la vedette de la présence malgache était tenue incontestablement par le riz rouge « rojo mena » garanti sans colorant…

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