Océan indien

Accord régional – Un dispositif de surveillance maritime mis en place

Six États d’Afrique et de l’océan Indien ont signé un accord de surveillance de leur espace maritime commun. Il s’agit de lutter efficacement contre les divers trafics et les actes de piraterie.

Depuis novembre 2018, la France est signataire d’un accord régional visant à déployer un vaste dispositif de surveillance de l’espace maritime régional, via la compilation et l’analyse de données. Une gageure quand on sait que le bout d’océan en question, qui s’étale grosso modo de la mer rouge aux îles Kerguelen et du cap de Bonne-espérance aux Maldives, représente à lui seul 10 % de la surface de notre bonne vieille terre.

L a France a rejoint en cela six autres États d’Afrique orientale et de l’océan Indien déjà signataires, afin de mutualiser et coordonner les opérations et les actions de contrôle ou de défense en haute mer. Les accords régionaux baptisés MASE et financés par l’Union européenne, ont conduit à la création de deux centres opérationnels. Le Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM) de Madagascar, et le Centre régional de coordination des opérations en mer (CRCO) basé aux Seychelles. Ce dernier est pleinement fonctionnel 24h/24 et 7j/7, depuis le 23 septembre dernier.

Actes de piraterie

Le dispositif mis en place doit permettre aux différents États de lutter efficacement contre différentes menaces, et notamment les divers trafics dans une zone particulièrement sensible. À titre d’exemple, les importantes et récentes saisies d’héroïne et de cannabis qui témoignent d’un intense transit illégal en provenance d’Afghanistan et du Pakistan. Idem pour les trafics d’armes suspectés, ou encore la pêche et l’immigration illégales qui se développent de manière croissante autour de La Réunion, Mayotte ou encore les Comores. À court terme, la piraterie est également une menace directement concernée par le programme, alors que la menace d’attaques reste présente au large de la Somalie. En accentuant la pression sur les activités pirates au sens général, le programme MASE cherche notamment à impacter les sources d’approvisionnement des réseaux mafieux ou terroristes et les apports financiers qui y sont relatifs.

Les centres régionaux ont également compétence pour la recherche et le sauvetage des vies humaines, en appui aux moyens déjà existants. Mais les prérogatives du CRCO sont également inscrites dans une politique beaucoup plus ambitieuse de protection de l’environnement marin.

En cas de menace prévisible et immédiate ou de catastrophe naturelle, mais également à travers la préservation du patrimoine culturel sous-marin par exemple. À ce titre, l’ensemble des pays riverains sont invités à rejoindre le mécanisme régional aujourd’hui mis en place pour lutter contre la criminalité maritime dans son ensemble.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter