Préparatifs électoraux - Les régionales et les provinciales occultées


La CENI et les partenaires internationaux s'activent dans les préparatifs pour 2018. Les élections régionales et provinciales ne semblent pas entrer dans les plans. Eclipsées. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), avec l'appui des bailleurs électoraux internationaux s'activent dans les préparatifs pré-électoraux « pour des élections crédibles, transparentes et acceptées de tous ». Des manœuvres préalables pour éviter une crise poste électorale avec comme objectif affirmé, être prêt pour les scrutins présidentiel et législatives de 2018. Au regard du plan d'action de l'entité sise à Alarobia et des discours de maître Hery Rakotomanana, président de la Commission électorale, les élections régionales et provinciales, ne sont pas prise en compte. Solonandrasana Olivier Mahafaly, Premier ministre, avait, pourtant, indiqué que ces élections locales se tiendrons, en 2017. Une annonce faite lors du dialogue politique entre le gouvernement et l'Union européenne, à la villa Berlin, à Ambatoroka, il y a quelque mois. En réponse aux questions des journalistes sur ces élections locales, la CENI réplique, presque systématiquement, qu'elle attend une saisine officielle et le décret de convocation des élections par le pouvoir Exécutif. Les régionales et les provinciales sont même  bachotées par les participants aux ateliers de collecte d'idées et de recommandations en vue de la révision des textes électoraux. Une amélioration du cadre juridique des élections qui ne devraient être débattu et voté par le Parlement, en 2017, justement. Crédibilité Dans une réponse réaliste, le numéro un de la CENI a déjà indiqué qu'il sera difficile que les nouveaux textes électoraux soient opérationnels pour l'organisation des élections régionales et provinciales. En réponse à une question sur l'éventualité d'avoir une élection présidentielle avant l'heure, lundi, en marge d'une cérémonie d'ouverture d'un atelier où participe les partis politiques en vue de la révision des lois électorale, à l'hôtel Carlton, maître Rakotomanana a déclaré : « Le plan d'action de la CENI est cadré sur l'échéance de 2018. Des élections avant l'heure risquent d'être mal organisées ». Même les partenaires internationaux qui s'impliquent dans la phase pré-électorale, actuelle, que sont l'Union Africaine (UA), le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), et l'Union européenne (UE), se référant au plan d'action de la CENI, se projettent sur les échéances électorales de 2018. Durant l'ouverture de la cérémonie de lundi, le président de la Commission d'Alarobia, a affirmé qu'« après analyse des critiques, il s'avère que les failles dans l'organisation des élections concernent principalement le cadre juridique ». La crédibilité des scrutins que ce soit ceux de fin de Transition, les communales et les sénatoriales, a, alors, été mise à mal par ces coquilles contenus dans les lois électorales. Il y a, pourtant, une large probabilité que les régionales et les provinciales soient organisées sur la base du cadre juridique, actuellement, en vigueur. À moins que les autorités centrales ne décident tout simplement de ne pas procéder à ces élections et de laisser inachevé le processus de décentralisation maintes fois annoncé par le chef de l'État. Garry Fabrice Ranaivoson
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