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Éducation – Baisse du nombre des élèves inscrits à l’école

Les  taux d’inscription  dans les  écoles  publiques sont encore faibles contrairement  à  l’année  passée.

La rentrée scolaire débute, ce jour. Le ministère de l’Éducation nationale appelle les parents à inscrire leurs enfants en âge d’être scolarisés. Le taux d’inscription est faible.

Des élèves en moins attendus à la rentrée. Des tables-bancs pourraient être vides dans les établissements scolaires publics de la circonscription scolaire (Cisco) d’Antananarivo-ville, en ce début de l’année scolaire 2022-2023. Le taux d’inscription est encore faible. « Nous avions eu plus de cinq cents élèves, l’année dernière. En cette nouvelle année scolaire, seuls près de 50% des élèves attendus se sont inscrits, la veille de la rentrée », confie le directeur d’une école primaire publique (EPP) à Ivandry, ce weekend.

Plusieurs établissements scolaires publics de la capitale évoquent ce faible taux d’inscription. Près de 55% à l’EPP de Soamanandrariny, 75% au collège d’enseignement général (CEG) de Soamanandrariny qui a sorti une deuxième liste des élèves admis au CEPE et en classe de 6e, à la suite du faible taux d’inscription en 6e, après la sortie de la première liste. Près de 85% des parents à l’EPP d’Antanimbarinandriana ont versé leur cotisation. Le Lycée Gallieni à Andohalo aurait encore des places disponibles.

Contribution parentale

La difficulté financière des parents d’élèves explique ce faible taux d’inscription. Il y a une semaine, une mère de famille est venue dans un CEG pour implorer le directeur de l’école d’inscrire son enfant, parce qu’elle n’a pas encore les moyens pour payer les cotisations convenues par les parents d’élèves, lors d’une assemblée générale tenue durant les grandes vacances. En effet, bien que l’État ait déclaré à plusieurs reprises la gratuité des inscriptions dans les écoles publiques et la suppression des droits d’inscription, la réalité est tout autre. Les parents d’élèves doivent contribuer au paiement du salaire des enseignants non fonctionnaires (ENF) qui comblent l’insuffisance des enseignants fonctionnaires.

« Je n’ai que 10 000 ariary sur moi, alors que chaque parent doit payer 50 000 ariary. Cette somme est à verser avant la rentrée scolaire, comme il a été convenu lors de notre réunion. Je travaille comme lavandière, il est de plus en plus rare que mes patrons fassent appel à moi, en ce moment, surtout depuis la hausse du prix du litre du carburant. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu réunir cette somme à temps », explique-t-elle.

L’élève ne peut pas aller à l’école, si la cotisation n’est pas payée. « Nous avons toujours accordé des faveurs aux parents, mais parfois, ils n’honorent pas leur promesse », lance un directeur d’école. Des directeurs d’établissements scolaires publics ne sont pas pour autant inquiets. Ils sont sûrs que ces chiffres vont augmenter, cette semaine. « C’est souvent à la rentrée que les parents se précipitent pour inscrire leurs enfants », assurent quelques sources optimistes.

2 commentaires

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  • une école publique gtatuite et accessible à toutes et tous !! pauvre jeunesse ce pays dont l’Etat de droits et de devois n’existe que sur le papier !!
    Comment développer le pays si ces nouvelles générations sont déjà en handicap dès le départ de leur vie ?
    A méditer pour les gens au pouvoir !!