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Boursiers en Chine – Le paiement des arriérés exigé

La  conférence  de  presse  a  eu  lieu  à  Mahamasina,  hier.

Plus de deux cent soixante étudiants se sont envolés vers la Chine, en 2011. Réclamant le paiement des arriérés de bourses, ils tirent la sonnette d’alarme.

C’est lors d’une conférence de presse organisée par les représentants des étudiants boursiers d’État malgache de Chine depuis l’année universitaire 2011-2012, que ces derniers ont adressé une demande au président de la République afin de payer les arriérés de leurs bourses. « Il s’agit de bourses de trente mois sur quarante-deux qui n’ont pas été payés par l’État malgache. Nous sommes plus de deux cent soixante-douze étudiants, dont les 90% ne se sont pas acquittés des frais afférents », indique Onally Dewarlo, un étudiant de Shangai University.

Ces étudiants sont issus de filières différentes et les bourses doivent leur servir à étudier et vivre dans le pays. « Les études que nous avons effectuées en Chine, devront nous permettre d’acquérir un bachelor ou cinq ans d’études, plus une année de langue, le Master qui dure trois années d’études avec une année de langue, et le niveau doctorat qui devrait être effectué selon son achèvement », enchaine-t-il. Ces derniers exigent la continuité de l’État, puisque ils étaient des boursiers de l’État malgache. Plus de la moitié des deux cent soixante-douze étudiants ont fini leurs études, jusqu’à présent. « Il est difficile pour nous, étudiants, de payer les arriérés. Ceux qui ont des moyens ont pu le faire, contrairement à la majorité d’entre nous, c’est pourquoi, nous faisons appel à l’État malgache, actuellement », indique-t-il.

Privés de diplômes

À cause des arriérés de bourses d’études, ces étudiants ont été privés de leurs diplômes. « Lorsqu’on devait rentrer et que l’État malgache dans le temps a assuré notre rapa­triement, on n’a pas eu le choix que de quitter la Chine sans notre diplôme », affirme Frecko Aldo, un étudiant malgache de Wuhan. Certains parents ont dû contracter un crédit pour pouvoir payer la totalité des frais et afin d’assurer l’obtention des diplômes.

« Tous les étudiants n’ont pas eu cette chance puisque la plupart des parents ont des difficultés financières. Il est à noter que 10% des bourses est à la charge des parents. Ainsi pour ceux qui n’ont pas les moyens, ils sont restés sans diplômes », enchaine le représentant des étudiants. Pour ces étudiants, l’obtention des diplômes va leur permettre de travailler et d’appliquer les enseignements acquis durant cinq à six années. « Ces étudiants ont dû passer par de nombreuses épreuves, d’autres ont même perdu la vie durant leurs études en Chine. Huit ans se sont écoulés et ces étudiants affrontent les mêmes problèmes», indique Alexandre Andrian­janahary, président de l’Association des Parents des Étudiants de l’État Malagasy à l’extérieur.

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