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Énergie renouvelable – L’exemple de La Réunion pour résoudre le délestage

Les ponctuelles coupures d’électricité de deux heures par jour, deviennent une perte indéniable pour les Tanana­riviens. Au sein de la société d’État en charge de la production et de distribution de l’électricité et de l’eau (Jirama), les explications ne changent pas.
« Insuffisance de carburants » pour faire fonctionner les centrales thermales qui sont les principaux fournisseurs d’électricité à Madagascar.
Le redressement de cette société d’État est une ambition de Hery Rajaonari­mam­pianina depuis son arrivée au pouvoir. Deux ans plus tard, le délestage persiste et a même empiré. Une hausse des factures qui ne s’accommode pas aux services offertes. Et malgré cela, l’État persiste à investir dans cette énergie, au détriment de la protection de l’environnement.
Madagascar devrait prendre exemple de La Réunion, dont 38% des énergies proviennent des ressources renouvelables, dont le soleil et la biomasse. Ce pays envisage même d’exploiter la mer, comme source d’énergie. Leur priorité est d’avoir recours le moins possible, aux énergies fossiles, le pétrole et le charbon. « Récupérer l’eau froide des profondeurs, pour assurer la climatisation des bâtiments est un gain inestimable. Il y a l’investissement à réaliser mais une fois que c’est fait, c’est la mer qui offre l’énergie », souligne Didier  Robert, président du conseil régional de La Réunion, pendant son intervention à la Conférence ministérielle africaine sur les économies bleues et le changement climatique, organisée par la Banque Mondiale à Maurice, le 1er et le 2 septembre. La Réunion envisage de partager son expérience aux autres pays de l’océan Indien. « Tous les projets qui peuvent être réalisés dans un pays doivent être mis au point commun dans la lutte contre l’impact environnemental », reprend Didier Robert.
La Réunion investirait des centaines de millions d’euros dans cette nouvelle ressource d’énergie et le lancement du projet serait plus coûteux que pour les énergies fossiles.
« ça revient plus cher mais si on se projette dans l’avenir et si on se concentre sur l’impact, incontestablement, les énergies renouvelables nous coûteraient moins cher », reprend la source. Il serait temps pour Madagascar de se concentrer sérieusement sur les énergies renouvelables, qui élimineront le problème de la coupure de l’électricité, mais protègeront également l’environnement qui devient une préoccupation mondiale.

Miangaly Ralitera