Atsinanana - Ampasimadinika exempté de la défécation à l’air libre


Les dalles sanplat que fabrique Joseph Ramanantsoa, un maçon de la commune d’Ampasimadinika Manambolo, intéressent Nicolas Bertin, un homme qui vit à Antsirakambo, un village à 13 kilomètres du chef lieu de commune. « La dalle de notre latrine est en bois. J’aimerais la transformer en béton pour assurer la sécurité de mes enfants et pour rendre notre environnement sain. Ce maçon m’explique que cette dalle sanplat masque les odeurs. En plus, ce n’est pas cher, cela ne coûte que 15 000 ariary. C’est dans nos moyens », lance ce père de famille, dans le cadre du Town Hall meeting qui a eu lieu à Ampasimadinika, le 27 juillet. L’utilisation des toilettes est encore très récente chez la famille de Bertin. Il y a trois ans, sa famille et la plupart des habitants d’Ampasimadinika déféquaient à l’air libre. « Nous avons fait nos besoins dans un espace sablonneux, auparavant. Cette habitude n’a changé qu’une fois des animateurs sont venus chez nous pour nous sensibiliser du danger de la défécation à l’air libre et des avantages de l’utilisation d’une latrine. Ils nous ont expliqué entre autres, que la défécation à l’air libre peut provoquer des maladies. Leurs explications nous ont convaincu», enchaîne ce trentenaire. La commune d’Ampasimadinika Manambolo sera, bientôt, déclarée exemptée de la défécation à l’air libre. « 95 à 98% de la population ont des latrines, en ce moment », déclare le maire de cette commune du district de Toamasina II, Jean Paul Iambana. Les sensibilisations n’ont pas été faciles, admetil. « La population était habituée à déféquer à l’extérieur des habitations. Il suffit de passer dans le village pour sentir les mauvaises odeurs. Au début, les habitants n’étaient pas très partants pour les changements. D’autant plus que la ville était polluée. Nous avons décidé d’assainir la ville. Cela a eu des impacts », déclare Jean Paul Iambana. Les habitants d’Ampasimadinika ont pu, éviter, les conséquences désastreuses de la défécation à l’air libre. Les maladies diarrhéiques, les infections par les vers intestinaux seraient de moins en moins fréquentes. D’autant plus qu’une partie de la population a accès à l’eau potable. « Il y a encore des efforts à fournir, car seul un fokontany sur six, soit 20% de la population ont accès à l’eau potable, pour le moment », indique Jean Paul Iambana. Ces infrastructures eau et assainissement ont vu le jour, grâce au projet Rano Wash exécuté par un consortium, dont le Care, Water Aid, Catholic Relief Services, Bush Proof et Sandandrano, et financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Les habitants des autres fokontany de la commune d’Ampasimanidika réclament, également, l’installation des infrastructures d’accès à l’eau chez eux.
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