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Antsiranana – Cent jeunes délinquants en formation

Un projet de formation vise à réinsérer des jeunes délinquants au sein de la société. Il repose sur l’idée de la promotion de la justice sociale au bénéfice de la paix sociale.

Historique. Un projet de réinsertion de cent jeunes délinquants de la ville d’Antsiranana a vu le jour, mardi dernier. Son lancement officiel s’est déroulé dans l’enceinte du Centre de formation technique et professionnelle de la Secren (CFTPS), en présence des autorités régionales conduites par le chef de région Eddie Jean Aimé Tongazara, d’Abel Ntsay, directeur général de la Secren, et de Christian Ntsay, directeur de l’Organisation internationale du  travail pour Les Comores, Djibouti, Madagascar, Maurice et Les Seychelles.
Une convention de partenariat a été signée entre le CFTPS et le Bureau international du travail (BIT), pour un financement initial de 14 000 dollars. Par la suite, une évaluation sera effectuée à l’issue de cette première phase de formation. Le programme touche les délinquants âgés de 15 à 18 ans.
La formation durera trois mois au CFTPS et ces jeunes délinquants, répartis dans sept filières sur les huit existants, recevront un certificat de fin de formation, signé conjointement par le Centre et le BIT.
Les statistiques pénitentiaires de ces dix dernières années pour Antsiranana montrent que la délinquance juvénile, connue par le phénomène « foroche », a pris de l’ampleur et atteint des proportions inquiétantes. Les facteurs économiques et sociaux qui amènent les adolescents à commettre des infractions sont nombreux. On peut citer la pauvreté, les violences, le manque d’éducation, l’éclatement de la cellule familiale, et la traite de mineurs.

Encouragement
« Il était extrêmement important que les enfants déscolarisés puissent retrouver le chemin de la formation professionnelle pour leur projet  de vie. Le BIT est là pour appuyer cette initiative qui est coordonnée au niveau local par la région et avec un certain nombre d’acteurs, notamment les autorités locales, le secteur privé et  la société civile », a expliqué Christian Ntsay lors de son intervention.
De son côté, le chef de la région Diana a loué l’initiative et a transmis un message d’encouragement aux jeunes et aux parents. Il s’est tourné vers les entreprises pour que ces dernières participent activement au développement régional et à la lutte contre la délinquance juvénile.
« La région vous demande d’alléger les conditions exigées pour le recrutement, en permettant aux jeunes de pouvoir aller dans les structures et réaliser les mesures alternatives », a-t-il proposé.

Raheriniaina